Publicités
La Redaction 25 octobre 2018

 

Après plus de 21 jours depuis que Nice Simon a été violemment battue par son concubin Yves Leonard. Le bourreau est toujours en cavale et la justice peine encore sur le dossier de la mairesse de tabarre.

Perpétrée une fois de plus par le père de son fils dans la nuit du 2 au 3 octobre 2018, les photos de Nice Simon avec des bleus et des blessures sur son corps circulaient sur les réseaux sociaux. Suite à des explications relatives à cette agression, cette dernière avait décidé de porter plainte pour mettre un frein à sa souffrance, mais surtout encourager d’autres femmes à porter plainte. Car ces violences, qui sont devenues communes, relient et unissent Rutshelle, Ginoue comme des maillons de la même chaîne.

À cela, s’ajoutent 26 cas de violences faites aux femmes qui ont été enregistrés pour la commune de Latalaye entre janvier et avril 2018, si on fait référence aux déclarations de la secrétaire de la SOFA. Ce bilan a été donné lors d’un entretien accordé à l’agence Alter press. Plusieurs femmes subissent des violences de toutes sortes chaque jour, mais les suivies judiciaires traînent encore et n’aboutissent pas.

Depuis le 3 octobre dernier, un mandat d’amener a été émis à l’encontre de Yves Léonard, accusé de meurtre. À l’expression : nul n’est censé ignorer la loi, l’agresseur ne semble pas vouloir se céder et reste encore introuvable.

Alors que la violence conjugale bat son plein, et qu’il est de la responsabilité des autorités judiciaire de faire la lumière sur ce dossier, peu de mesures ont été prises. Aucun élément nouveau n’a été porté sur l’arrestation de Yves Leonard. On continue de chercher confit le Directeur général de la police nationale D’Haïti.

Ainsi donc, face à ce silence sur le dossier de Nice Simon, il est écrit dans le code pénal Haïtien: “Tout individu qui volontairement aura fait des blessures ou porté des coups ou commis toute autre violence ou voies de fait sera puni d’un emprisonnement d’un an à trois ans.” Art.254 C.p

L’État à l’impérieuse obligation de garantir le droit au respect de la personne humaine, à tous les citoyen  sans distinction. Art 19. Constitution de 1987.  A la question de droit, ces articles semblent-ils ne se référent pas aux femmes.

Cette violence dénoncée au préalable par l’office de la protection citoyen(créé en 1997), la Police Nationale d’Haïti, le ministère de la condition féminine et aux droits de la femme et certaines personnalités politiques n’aboutit à rien et l’appel à l’aide semble terminer pour la présidente du Conseil municipal de tabarre.

Jessica Nazaire

Publicités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :
Aller à la barre d’outils