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Victor Benoit compare Fort Dimanche aux camps de concentration

Le dirigeant politique haïtien, Victor Benoit, affirme que Fort Dimanche était la prison de l’horreur, le lieu du crime d’état. De nombreux citoyens de toutes les couches sociales ont été torturés et tués à Fort Dimanche surnommé Fort de la mort, a dit M. Benoit lors d’une conférence débat organisée par l’Office du Protecteur du Citoyen (OPC) à l’occasion de la journée nationale du souvenir.

Les personnalités incarcérées n’avaient aucun contact avec l’extérieur et étaient dans l’attente de la « solution finale » comme ce fut le cas des personnes dans les camps de concentration nazis, a expliqué le dirigeant socialiste.

Selon M. Benoit il y avait très peu de chance qu’un prisonnier quitte Fort Dimanche vivant. Ce baraquement de l’armée était également le principal centre de détention des prisonniers politiques du régime des Duvalier.

La commémoration du 26 avril 1963, rendue officielle par un arrêté de l’administration Martelly, vise à saluer la mémoire de nombreux citoyens, entrepreneurs, militaires et leurs familles tués par les Tontons Macoute, la milice de Duvalier. Les arrestations avaient été lancées suites aux rumeurs faisant état de tirs contre le véhicule transportants les enfants du dictateur Francois Duvalier.

Victor Benoit, qui a milité dans l’opposition au régime des Duvalier, explique que les conditions d’incarcération étaient terribles. Les détenus avaient été enlevés et les membres de leurs familles ne savaient pas où ils étaient. Certains donnaient leurs noms à d’autres afin éventuellement d’informer leurs proches.

Selon M. Benoit en plus des tortures physiques et mentales la mauvaise alimentation contribuait à provoquer le décès des détenus. Plusieurs personnalités politiques et de la société civile haïtienne ont participé aujourd’hui à des ateliers de réflexions et des conférences débat sur la mémoire des victimes du 26 avril 1963 et 26 avril 1986.

Des dirigeants de plusieurs organismes de défense des droits humains dont le RNDDH et la Commission Justice et Paix avaient pris part à cette activité.

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