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La Redaction 4 octobre 2018

 

C’est drôle mais vrai. Ça me parait ironisant mais je l’aime pour de bon.

 

Sur ma route j’ai rencontré une vieille dame. Sa peau et son visage sont ridés, ses cheveux sont gris mais semblerait qu’elle est très jeune à l’intérieur. Elle m’abordait… On s’est échangé de numéro. Avant d’arriver à destination, déjà, elle m’appelait pour me dire de bien prendre soin de moi. Bref, après des temps, on s’est parlé tellement souvent que je commençais à l’aimer. Finalement, on s’est aimé ! Mais j’éprouvais de la honte de la présenter à mes parents et à mes amis car elle n’était pas de ma tranche d’âge, son âge faisait le triple du mien. Je n’avais que 24 ans, c’est-à-dire 72 ans qu’elle avait. Pourtant, je me sentais bien à ses côtés! Pour moi, elle était parfaite. Et je l’aimais de tout moi-même.

 

Mais l’un des jours les plus amers de ma vie, c’est ce jour là où j’allais promener avec elle sur une place publique. Nous faisions des câlins. Mais, aux yeux des gens, c’était un jeune homme qui jouait avec sa grand-mère. Et pourtant loin delà; c’étaient bien des amoureux! À ce moment de pluie et de beau temps, va arriver soudainement le mauvais temps. Elle m’a demandé de l’embrasser, je me sentais dans ma peau d’aller embrasser une femme qui m’a montré comment aimer. Oh la vache! Ses lèvres étaient plus que sucrées, mes yeux étaient fermés et je me laissais emporter par la douceur de sa bouche, oui, par la façon qu’elle suçait mes lèvres, ce qui est inoubliable ! En ouvrant les yeux pour lui dire que je l’aime beaucoup en ayant voulu la regarder exactement dans les yeux, ce que j’ai vu, c’était comme si j’ai reçu un coup de poignard droit au coeur: des camarades qui m’observaient en train de baisser une vieille dame, une femme que qui ma grand-mère est plus jeune. Franchement, je dois vous dire que c’était en hiver et il faisait très froid, je me voyais transformé en transpirant ! La vieille dame, ayant été très mûre, avait tout compris. Elle tenait ma main gauche en vidant les lieux. Arriva chez elle, avec franchise on s’est parlé. Elle m’a embrassé et me promettait de m’aimer toujours ! Là, je me sentais servi d’un verre d’eau bien gelée au coeur d’un désert. Mais là encore, je ne souhaitais pas que mes camarades m’ironisent…

 

Mes parents me disaient qu’il est temps de leur présenter ma nouvelle petite amie. Mais là, franchement, je me sentais dans l’embarras. Dans ma chambre, je rentrais et je commençais à méditer. Je me posais des centaines de questions. Parmi elles, je me suis demandé pourquoi que c’est une vieille dame que désire mon coeur. À cette interrogation, je n’avais aucune réponse. Profond dans la méditation, je me disais qu’il n’y a pas d’obstacle invincible face à celui qui aime vraiment, les obstacles sont des occasions permettant d’approfondir son amour pour l’autre. Du fait, je choisissais un jour pour la présenter à mes parents. Elle était d’accord et mes parents l’attendaient déjà avec beaucoup d’enthousiasme ! Le temps passait comme le vent, la date avançait! Notre amour grandissait encore et encore, des calins qu’on se faisait matin, midi et soir ! Entretemps, mes camarades ne cessaient de m’ironiser! Parfois ils se tenaient​ sur la route menant chez elle pour m’ennuyer. Mais, moi, en les ayant vus de loin, je passais ailleurs car l’important pour moi, c’est de me voir à ses côtés car on dirait que le soleil n’est pas chaud quand on est avec elle. On est à la température idéale à ses côtés.

 

Et voilà, le jour vint! On s’était assis sur nos tenues. Ma famille, ayant tout su, en faisait donc une décoration appropriée. Tout était déjà prêt. La musique classique que l’on jouait ce jour là faisait de moi un roi immortel. Des amis étaient invités ! Toute la famille attendait notre arrivée car c’est moi qui devais l’emmener. Ce jour là était inoubliable ! Elle et moi, toute la route, nous nous arrêtions pour faire des voeux, pour renouveler des voeux et pour échanger des baisers! Sous son regard, mon coeur palpitait excessivement mais à chaque baiser, tout revenait à sa place. Et voilà, nous étions enfin arrivés ! Je descendis. Avec toute souplesse et galanterie, je lui ouvre la porte de la voiture pour qu’elle puisse s’en sortir. Incroyable, elle me demandait de la prendre dans mes bras ! On s’est baisé de nouveau ! Et je lui promettais de l’aimer toujours quelles qu’en soient les circonstances. Voilà, qu’au moment que nous nous déplacions pour y rentrer, je me trouvais dans mon lit! Waw, quel songe ! Ouf! Je me sens mieux car je ne savais pas vraiment ce que j’allais dire à toute ma famille et surtout à ma grand-mère qui est plus jeune qu’elle. Je déduis enfin que l’amour est fort et il ne tient pas compte de l’âge.

 

SULLY JÉVELT

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