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La Redaction 30 août 2018

L’une des nuits les plus marquantes de toute mon existence est cette nuit-là.

 

Il était une fois que j’avais un ami, un vieillard qui était un sorcier. Il s’appelait Barron. Mais pour l’adresser, je l’appelais “Pa” au lieu de papa. Cet homme, je l’avais considéré plus qu’un ami. Nous avions eu l’amitié dans un collège où j’avais été prof et lui, gardien… Dans son savoir spirituel, il m’a enseigné plein de choses. Un bon après midi, nous étions en pleine cérémonie quand nous avions entendu quelqu’un qui frappait à la barrière. Après avoir ouvert la barrière, l’homme lui abordait. Un p’tit peu profond dans la conversation, l’homme lui a dit que sa femme était malade et qu’il a parcouru plusieurs villes en rencontrant des houngans de noms mais rien n’a marché. Et que finalement quelqu’un le lui a référé. Comme nous étions en pleine cérémonie pour un garçonnet, M. Barron lui avait demandé son adresse. Après, il lui avait dit qu’il ferrait de son mieux pour qu’il la visitât durant la soirée. Mais l’homme, un peu inquiet de l’état de sa femme, a voulu qu’on lui donnât un calmant. Ainsi Monsieur Barron lui a donné un calmant fait à base d’un p’tit jeune citron et du sel. Et le monsieur vida les lieux.

 

Nous avions continué avec la cérémonie. Quant à ce petit garçon, il souffrait d’une maladie que beaucoup d’adeptes ne pouvaient pas traiter. Une maladie que M. Barron allait traiter avec quelques patates, quelques bananes, de l’hareng et quelques pièces de monnaie. Après des péripéties, l’avant dernière phase de la cérémonie fût arrivée. M. Barron ordonna aux petits de tenir quelques des pièces de monnaie dans ses mains en les passant sur son corps de la tête aux pieds en lui faisant répéter ces mots lui-même: “Je ne peux plus supporter cette maladie; avec ces pièces, j’achète mon sort.” Et puis, il lui les faisait jeter dans le coui qui contenait les patates et les bananes hachées et l’hareng. Et la maladie sortait du petit et rentrait dans le coui. Et puis, nous étions allés dans un cimetière où nous avions déposé le couï. Les personnes qui allaient prendre ces pièces de monnaie risquaient de prendre la maladie que souffrait le petit. Quand nous étions retournés à la maison, il faisait déjà noir. Et nous nous souvenions de la dame malade.

 

Nous nous avions douchés. Comme maman connaissait M. Barran et comme elle lui faisait confiance, elle était très calme quand je lui téléphonais pour lui dire de ne pas s’inquiéter parce que j’étais avec M. Barron. Le viellard profitait de l’ocasion pour me dire que je ne dois pas prendre ce que je vois par terre qui n’est pas de moi. Mais je lui ai dit: “Mais tu m’as enseigné comment les prendre sans danger…” Il m’a dit que prévenir vaut mieux que guerir. J’ai compris rapidement et j’ai lui ai dit: “D’accord Pa!” Nous avions mangé quelque chose. Après, nous avions parlé au sujet de la dame malade que nous devrions aller voir. Mais, je dois vous dire que M. Barron n’avait pas de péristyle. Il travaillait pour les clients là qu’il le faut… Pour la sortie, nous nous étions blindés. Et nous étions sortis. Nous faisions la route à pieds secs.

 

Quand nous étions arrivés, on nous apportait deux chaises. Mais nous ne nous assoyions pas. Nous avions demandé de voir la malade. On nous faisait rentrer dans une chambre. Extraordinaire, c’était inhabituel! Elle était tellement anfflée qu’elle faisait presque la largeur du matelat 60 sur quoi elle était allongée. Nous avions demandé si elle était une grosse dame. Et on nous a dit qu’elle était une dame fine. La dame, comme elle était consciente, nous a dit en pleurant : “Ne me laissez pas mourir, sauvez-moi s’il vous plaît.” Nous ne l’avons pas repondu. Nous avions gardé un silence prolongé durant deux à trois minutes. Nous avions commencé par prononcer des prières à l’intérieur de nous-mêmes. C’était la fin de notre conversation spirituelle quand M. Barron m’avait fixé aux yeux. Puis nous avions demandé un coq et nous avions dit de la faire sortir de la maison. Avec l’aide de ses proches, elle sortait et s’asseyait sur la cour. Son mari nous a apporté le coq demandé sur le champ. M. Barron et moi étions les deux personnes qui étions à ses cotés. M. Barron alluma sa flache et donna le coq à manger par dessus de la tête de la dame. C’était plus que miraculeux ! Autant que le coq mangea, c’était autant qu’elle commençait à se degonfler. Le coq finit de manger et trépassa et la dame était guérie et elle fut revenue à sa grosseur normale, bien fine. Toute la famille était étonnée mais la dame fêtait sa guérison.

 

Après avoir fait d’autres choses dans la cour pour la sécurité de toute la famille. Nous leur avions dit que nous allions vider les lieux. Ils nous suppliaient de passer la nuit avec eux. Mais M. Barron a refusé. Nous étions partis. Et il était minuit quelque minutes. Au milieu de la route, nous avions senti un air sombre qui annonce un danger. Alors, j’ai dit à M. Barron: “Disparaissons-nous Pa.” Il m’a dit : “Pourquoi faire?” En fermant la bouche, nous avions constaté la lumière d’une voiture qui s’approchait vers nous. Nous avions la tête froide et nous poursuivions notre route. Comme la voiture et nous étions en direction opposée, on s’était croisé. Et une belle femme descendait d’elle et nous proposait d’aller nous déposer. Sans crainte, nous avions monté dans la voiture. Nous étions toujours sans crainte quand nous avions remarqué qu’elle a refusé la route menant chez M. Barron. Elle nous amenait dans un hôtel, un hôtel dont je ne cite pas le nom pour des raisons particulières. Elle nous faisait descendre et vite nous étions entourrés par des adeptes qui récitaient des prières sur nous dans le but de nous transformer en boeufs. Après toutes leurs simagrées, M. Barron a ordonné à la femme d’aller nous déposer là où elle nous avait pris. Il ajouta en leur disant «si non, le malheur va vous tomber dessus dans quelque minute». Elle nous a demandé de monter dans la voiture en nous excusant, et elle nous déposait là où nous étions croisés. Nous étions descendus et la voiture avait disparu. Sans peur, nous continuions notre route.

 

Un peu plus loin, deux chevaux nous avaient barré la route. Quand nous faisions à gauche, ils faisaient à gauche; quand nous faisions à droite, ils prennaient la même direction que nous. Prières sur prières, ils nous barraient encore plus. C’était une nuit spectaculaire ! M. Barron tenait ma main gauche avec sa main gauche; et ma main droite, avec sa main droite. Les mains croisées, des prières que nous prononcions. Nous étions énervés. Et nous avons mis la main sur eux. Après les avoir montés, nous les avions beaucoup galopés. Nous avions une petite fille que nous devrions passer voir le lendemain matin, le même soir, nous avions passé la voir. Nous avions accroché les chevaux et nous avions retiré la maladie de la petite fille et nous l’avions mis dans une poule. La ou les personnes qui vont la manger risqueront de prendre la maladie qu’a soufferte la petite. Et nous avions pris les chevaux et nous les galopaient jusqu’au domicile de M. Barron. Et nous les avions renvoyés.

 

Le lendemain, deux personnes venaient nous voir en nous suppliant de leur faire un bain contre la fatigue. Étant très matures, M. Barron et moi avions rapidement compris qu’il s’agissait des deux chévaux… Mais M. Barron, malgré son grand savoir spirituel et mystique n’était pas riche. Car il faisait les traitements presque pour rien. Il me disait toujours que le véritable bonheur consite à donner à ceux qui en ont besoin et d’aider ceux qui sont dans le besoin. Il m’a fait comprendre que rien n’est plus beau que de sauver une vie. Avec lui, j’ai compris que les sorciers, les houngans, les maitres spirituels et les francs-maçons sont tous des personnels de santé. Mais il allait mourir. Le jour qu’il allait trépasser, il m’a donné un dernier secret: comment lever les morts. À ce sujet, je vous suggère le texte “LA ZOMBIFICATION”.

 

Je tiens à donner trois notes à tout le monde entier: Premièrement, “ne mangez jamais une bête qui est égarée à vos alantours dont vous ne connaissez pas son origine.” Parfois, ces bêtes portent des maladies incurables de certaine personne. Deuxièmement, comme Monsieur Barron m’a suggéré, “je vous conseille de ne jamais ramasser de l’argent et surtout des pièces de monnaie par terre si elles ne sont pas de vous.” Troisièmement, “ne marchez pas trop tard la nuit si vous n’avez pas un grand besoin suivant votre milieu. La nuit a été faite pour que la majorité des êtres vivants se reposent. Qui donc, vaut mieux se reposer la nuit. Pour finir, je tiens à vous rassurer que, dans le monde spirituel, il y a beaucoup de raisons mais la raison des raisons consiste à faire la volonté de Dieu.”

 

SULLY JÉVELT

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