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Snayder Pierre Louis 16 octobre 2018

Depuis ce matin, les activités se déroulent très vite. Beaucoup de gens s’est trouvés dans les succursales de banques, et les supermarchés. Ils viennent s’approvisionner en argent et en nourritures, à la veille de la manifestation.

Les directeurs d’écoles ont relâché très tôt les élèves du centre ville, . Ceux des écoles publiques ont gagné les rues, pour continuer leur propre mouvement, lancé depuis vendredi dernier. « C’est important de juger les dirigeants-voleurs. Ils n’ont pas payer les professeurs, mais ils ont de l’argents à gaspiller. Nous, les lycéens, luttons jusqu’au bout pour faire respecter notre droit à l’éducation», déclare un élève du Lycée Toussaint Louverture. Cependant, neuf (9) élèves ont été arrêtés et conduits au Commissariat de Port-au-Prince.

Dans les rues de la capitale, on peut remarquer une forte présence de policiers, lourdement armés. « Ils ont reçu de l’argents pour nous battre, nous donner des gaz lacrymogènes. Pourtant, cette lutte est important pour eux», relate une jeune dame, qui indique aux haïtiens de continuer cette bataille contre la corruption.

L’ Association des Jeunes Visionnaires Actifs pour le Développement Durable(JVADD), a invité les haïtiens ce matin à une rencontre dénommée «PétroCamping», sous la place publique Jean Jacques Dessalines du Champ de Mars. Mais, très tôt dans la journée, les forces de l’ordre ont réprimé et arrêté plusieurs personnes venant y participer.

Des étudiants, de leur côté, des Facultés Sciences Humaines, INAGHEI et IERAH/ISERSS ont bloqué l’avenue Christophe pour protester contre la dilapidation des fonds petrocaribe, comme aux alentours de la Faculté de Droit et des Sciences Economiques (FDSE). Un mouvement de protestation à la veille de la grande manifestation annoncée pour ce 17 octobre.

Ces protestataires ont dressé des barricades. Une grande fumée des pneus enflammés et des barricades se font remarquer. Ils ont lancé des pierres en direction des agents du CIMO. Les forces de l’ordre ont riposté à coup de gaz lacrymogène pour disperser la foule. «Pourquoi tout ce problème? Pourquoi l’État ne veut pas juger les gens ayant dilapidé l’argents?, demande une étudiante de l’INAGHEI.

Notons que deux véhicules sont incendiées au niveau du Champs-de-Mars pendant cette série de protestations.

Snayder Pierre Louis

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