Depuis la reprise des mobilisations antigouvernementales en septembre dernier pour exiger la démission du président Jovenel Moïse accusé de mauvaise gouvernance et de corruption par l’opposition politique haïtienne, la vie est devenue de plus en plus difficile dans les différentes villes de province avec des manifestants qui bloquent par tous les moyens toutes les activités pour empêcher aux citoyens haïtiens de se ravitailler en vue de les contraindre à rejoindre le macadam pour intensifier la lutte revendicative qui devant aboutir à l’éviction du locataire du palais national.

Ainsi, aux Gonaïves département de l’Artibonite et également quatrième ville du pays, il y a eu une grande situation remarquée depuis deux semaines et qui commence à prendre de la chair. Des manifestants du quartier populaire de Raboto qui réclament la démission du président Jovenel Moïse sont empêchés d’atteindre depuis environ deux semaines la zone de Deschaos lors des manifestations antigouvernementales pour réclamer à l’instar de tous les secteurs de la vie nationale, le départ de Jovenel Moïse qui serait impliqué selon la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif dans la dilapidation des fonds du programme Petrocaribe.

Selon des civils lourdement armés de la zone de Deschaos qui sont opposés aux démarches de ceux du quartier de Raboto qui avaient mené par le passé des luttes significatives dans l’histoire révolutionnaire du pays, lors des manifestations pour réclamer la démission de Jovenel Moïse, les manifestants de l’autre bout auraient voulu incendier les locaux de la Direction Générale des Impôts(DGI) et des biens privés des citoyens paisibles. Face à cette situation, ils ont décidé de brandir des armes à feu en plein jour sous les mirettes des agents de la force publique pour protéger selon eux les biens immobiliers des citoyens du quartier contre toutes éventuelles attaques des manifestants.

Hier mercredi 13 novembre 2019, en plein jour, des civils armés jusquu’au cou ont empêché la circulation sur la route nationale numéro un au niveau de Deschaos en signe de contrecarrer à toute éventuelle arrivée des manifestants de l’opposition qui auraient prévu d’organiser une journée de mobilisation toujours pour exiger la démission de Jovenel Moïse. Cette situation a créé un vent de panique durant toute la journée dans la quatrième ville du pays avec un concert de cartouches débuté vers les six du matin et qui aura duré plusieurs heures.

Contacté par notre rédaction, des proches du groupe de Raboto qui ont l’habitude d’organiser des manifestations pour exiger la démission de Jovenel Moïse, ont affirmé qu’ils ont refusé de prendre la direction de Deschaos avec la manifestation ce confieraient-ils, une façon d’éviter tout affrontement armé qui pourrait coûter des pertes en vie en humaines car ils sont nombreux à manifester pour réclamer la réalisation des procès Petrocaribe et Dermalogue et surtout le chambardement du système politique actuel et autres..

Des rumeurs persistantes laissent croire qu’un possible débarquement des troupes de Raboto à Deschaos pourrait intervenir. Ce qui crée une spychose de peur chez les habitants de la ville des Gonaïves. Des journalistes et leaders d’opinion ont lancé un appel à l’unité entre ces deux camps qui s’étaient imposés lors de la lutte pour renverser l’ancien président Jean-Bertrand Aristide entre 2003 et 2004. Et pour conséquence, plusieurs familles ont étés sévèrement touchées par cette face à face armé.

RICHEMOND Johnson

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