Une guerre de trop entre Les États-Unis et la République Islamique d’Iran font déjà des dommages collatéraux

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CP:Francetvinfo

Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse, ce mercredi, après les tirs de missiles iraniens visant des forces armées Étasuniennes en Irak, une première riposte de Téhéran à la mort du général Qassem Soleimani qui relance le mouvement de repli sur les actifs refuges sans pour autant déclencher de panique.
Les contrats à terme sur indices suggèrent une baisse de 0,52% pour le CAC 40 à Paris, de 0,77% pour le Dax à Francfort, de 0,33% pour le FTSE 100 à Londres et de 0,55% pour le Stoxx 600.

Le chef du Parlement irakien a dénoncé mercredi “une violation iranienne de la souveraineté irakienne”, après le tir par Téhéran de 22 missiles sur des bases irakiennes abritant des soldats américains. “Nous condamnons la violation iranienne de la souveraineté irakienne aujourd’hui à l’aube, nous confirmons notre refus absolu que les parties en conflit utilise l’arène irakienne pour régler leurs comptes”, indique dans un communiqué Mohammed al-Halboussi, ancien gouverneur de la province sunnite d’Anbar, où la base d’Aïn al-Assad a été frappée.

La France a condamné mercredi les frappes iraniennes contre des bases abritant des soldats américains en Irak et exhorté à la «désescalade» alors qu’une réaction du président américain Donald Trump est attendue dans les prochaines heures.

«La France condamne les attaques conduites cette nuit par l’Iran en Irak contre des emprises de la Coalition contre Daech (…) La priorité va plus que jamais à la désescalade. Le cycle de violences doit s’interrompre», a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian dans un communiqué.

Mercredi après minuit, nous avons reçu un message verbal officiel de la République islamique d’Iran indiquant que la riposte à l’assassinat du martyr Qassem Soleimani commençait ou allait commencer sous peu et que les frappes se limiteraient aux zones où l’armée Étasunienne est présente en Irak sans plus de détails sur les localisations , indique le bureau du Premier ministre démissionnaire Adel Abdel Mahdi. Quasiment au même moment, les Américains nous appelaient alors que les missiles s’abattaient sur les sections américaines des bases d’Aïn al-Assad et d’Erbil, poursuit le communiqué.

De son côté le président Donald Trump a retiré sa menace de frapper des sites culturels iraniens, une affirmation qui avait suscité un tollé aux Etats-Unis et à travers le monde. Ils ont le droit de tuer nos ressortissants et selon diverses lois, nous sommes censés être prudents avec leur héritage culturel , a déploré Trump depuis le Bureau ovale en recevant le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. Mais si c’est la loi, j’aime respecter la loi, a-t-il ajouté. La polémique était née d’un tweet dans lequel Donald Trump menaçait de viser 52 sites si la République islamique réagissait militairement pour venger la mort du puissant général Qassem Soleimani, tué en Irak par une frappe.

Le guide suprême de la République islamique d’Iran a affirmé mercredi que les tirs nocturnes de missiles iraniens sur des bases abritant des soldats Étasuniens en Irak sont une gifle en pleine face des Etats-Unis. La nuit dernière, une gifle a été donnée en pleine face aux Étasuniens, a dit l’ayatollah Ali Khamenei dans un discours télévisé. Le numéro un iranien avait appelé à venger la mort du puissant général iranien Qassem Soleimani, assassiné le 3 janvier, avec l’homme de l’Iran à Bagdad et huit autres personnes, par une frappe de drone Étasunien dans la capitale irakienne.

Des point troubles sur une vole a destination de Kiev , au moins 170 personnes ont péri dans le crash d’un Boeing 737 de la compagnie Ukraine International Airlines qui s’est écrasé mercredi matin après avoir décollé de Téhéran en direction de Kiev, selon des informations des médias iraniens. De toute évidence, il est impossible que des passagers du vol PS-752 Téhéran-Kiev soient en vie, a déclaré à l’agence semi-officielle Isna le chef du Croissant-Rouge iranien, précisant que 170 personnes, passagers et membres d’équipage étaient montées dans l’appareil avant son départ. Tous les passagers sont morts, titre de son côté l’agence officielle Irna. Citant un porte-parole de l’aéroport international Imam-Khomeiny de Téhéran, Irna indique qu’il y avait 176 personnes à bord : 167 passagers et 9 membres d’équipage. Selon les premiers éléments émergeant dans les médias iraniens, l’avion s’est écrasé sur le territoire de la ville de Chahriar, à l’ouest de la métropole de Téhéran. Il aurait pris feu. Selon Isna, 10 ambulances ont été envoyées sur place.

Robinson Jerome

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