Archives par mot-clé : Corruption

Petrocaribe: Michel Martelly doit-être poursuivi pour abus de fonction, selon la FJKL

 

Plongée dans un silence de catacombe depuis la publication en Mai dernier du deuxième rapport d’audit de la cour supérieur des comptes et du contentieux administratif relatif à la gestion et l’utilisation des fonds du programme petrocaribe, la Fondation Je Klere sort enfin de son mutisme et accuse l’ancien président haïtien Joseph Michel Martelly et ses nombreux acolytes ayant participé dans les différents gouvernements qui se sont succédé durant le passage de Laurent Lamothe à la primature haïtienne.

Dans ses analyses de ce rapport qui a accusé l’actuel président de la République Jovenel Moïse d’un stratagème scandale de corruption et de détournement de fonds publics, la FJKL longe du droit l’ex-chef de l’État haïtien qui doit-être poursuivi pour abus de fonction. Pour cet organisme des droits humains qui a analysé les deux rapports produit par la CSC/CA, les différentes mesures prises par le gouvernement Martelly-Lamorthe pour desaffecter des importantes sommes d’argents destinées à d’autres projets et qui ont été dilapidées, n’ont aucun rapport à la loi.

De l’avis de la fondation Je Klere qui a mis l’accent sur certaines graves décisions révélées dans le rapport de travail de la CSC/CA, Michel Joseph Martelly et les autres membres de ses différents gouvernements ayant impliqué dans cette affaire doivent-être poursuivis par la justice haïtienne à travers les tribunaux de droit commun pour leurs actes commis relatifs au programme petrocaribe. Ils sont risqués soutient-elle, de frapper des peines de prison allant de trois à neuf ans.

RICHEMOND Johnson

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Des institutions scolaires sont obligées de fermer leurs portes sans organiser les derniers examens

 

Plusieurs institutions scolaires de la zone métropolitaine de Port-au-Prince dont Collège Saint-Louis de Bourdon, Collège Catts pressoir, Collège Canado-Haitien et institution Sainte Rose de Lima annoncent avoir mis un terme à l’année scolaire 2018-2019. À cause de la dégradation de la situation sécuritaire et de troubles dans laquelle est plongée le pays depuis un certain temps, avec l’organisation des manifestations de rues contre le pouvoir en place.

Ces institutions scolaires expriment leur regret de voir s’obliger d’annuler les examens du dernier contrôle et de ne pas pouvoir boucler l’année comme prévu.

Ainsi, elles informent aux parents et aux élèves que, dans ce cas, elles effectueront le cumul des notes obtenues lors des contrôles précédent. Par conséquent, la moyenne générale sera calculée sur l’ensemble des contrôles pour passer à la classe supérieure.

Francky Belfort
belfort89@yahoo.fr

La ville des cayes chante les funérailles de Jovenel Moïse ce dimanche pour enfoncer le clou

 

Décidément les manifestants ne veulent plus lâcher prise face aux réticences de Jovenel Moïse qui refuse de renoncer à la présidence du pays, sept jours après le début des mouvements populaires.

Ce dimanche, lors d’une grande mobilisation pacifique réunissant les différents secteurs de la troisième ville du pays, les manifestants cayens, ont brandi un cercueil noir avec des écritures blanches du nom de Jovenel Moïse en signe disent-ils, de chanter les funérailles du président de la république impliqué jusqu’au cou dans le rapport de la cour supérieur des comptes et du contentieux administratif relatif à la gestion et de l’utilisation des fonds du programme petrocaribe.

Ils ont marché dans les différentes rues de la ville des cayes qui a été toujours un support de poids pour les partisans du PHTK.

RICHEMOND Johnson

Cinquième journée de manifestation aux Gonaïves pour exiger le départ de Jovenel Moïse au pouvoir

 

À l’instar des autres villes de province comme le Petit-Goâve, Cap Haitien, Mirebalais, Jacmel, Saint-Marc, les Cayes et l’Arcahaïe suite aux appels des petrochallengers et de l’opposition politique dans l’étendue du territoire national autour d’une seule idée, désormais les protestataires aux Gonaïves persistent et signent, Jovenel Moïse doit démissionner et se mettre disponible à la justice du pays pour être jugé pour des accusations de corruption et de détournement de fonds portées contre lui.

Il était 10h du matin ce jeudi 13 juin lorsque les manifestants après une cérémonie, ont décidé de fouler le macadam pour démarrer à leur mouvement de protestation devant les locaux de l’Université Publique des Gonaïves(UPAG) pour une cinquième journée d’affilée dans le but de continuer à réclamer la démission du chef de l’État haïtien et sa mise en disponibilité de la justice haïtienne, accusé de corruption et de détournement de fonds par le deuxième rapport d’audit de la cour supérieur des comptes et du contentieux administratif relatif à la gestion et de l’utilisation des fonds du programme petrocaribe.

Les manifestants dont des leaders politiques, de la société civile, des organisations politiques, de regroupement de bases, des enseignants, des universitaires et des professionnels supportés par les chauffeurs de taxi moto, d’une seule voix, ont parcouru plusieures rues de la ville en lançant des propos affreux à l’encontre du président qui de leurs avis, est incapable pour diriger le pays pour leur implication dans des actes de corruption où les jeunes cadres sont découragés et fuient le pays en raison disent-ils, que les conditions de vie sont inappropriées et le pays devient invivable, ajoutent-ils. Avec des objets de toutes espèces, les protestataires qui ont été sévèrement remontés jusqu’au cou contre l’élu du PHTK ont bloqué à plusieures reprises, la circulation sur la route nationale numéro un.

“Jovenel Moïse se vòlè, nou pa bezwen li kòm prezidan peyi a paske li pa vin regle anyen pou pèp la, nap dechouke li epi lap rete la pou lajistis jijel epi voyel penitansye paske se la plas ye antanke vòlè”, a scandé d’une voix piquée, un jeune manifestant âgé d’une trentaine d’année.

Cette poussée des manifestants, a eu un gros impact négatif sur la vie économique dans la cité de l’indépendance où des bureaux de l’État ferment leurs portes et certaines banques commerciales et des maisons de commerce décident aussi de ne pas fonctionner. Même le marché informel est touché par l’ampleur des mouvements revendicatifs débutés le 9 juin dernier pour imposer l’abdication de Jovenel Moïse à la présidence d’Haïti.

Du côté de l’éducation, certains établissements scolaires malgré les fortes pressions exercées par les protestataires, ont décidé de fonctionner à couvert sous la haute surveillance des ses responsables pour empêcher aux manifestants d’investir la surface de ses établissements à un moment où ils s’apprêtent à boucler l’année académique à l’approche des examens d’État.

Fervent militant de la lutte anti-gouvernementale enclenchée dans la quatrième ville du pays depuis les événements de février dernier, Doncliff Adrien, étudiant à l’université publique des Gonaïves et également natif estérien, est clair en déclarant que les examens officiels(9e A.F et Philo) ne se tiendront plus dans la ville avec la présence de Jovenel Moïse au pouvoir évoquant également la possibilité de refaire un “2004” dit-il, pour forcer à Jovenel Moïse de quitter le palais présidentiel.

Ils ont promis d’intensifier leur mouvement de protestation et de changer leurs stratégies afin de contraindre définitivement Jovenel Moïse qui dit avant-hier jeudi à l’académie de police, qu’il n’entend pas démissionner pour laisser le pays à quiconque sous aucun prétexte que ce soit, de jeter l’éponge pour avoir été cité par le rapport de la CSC/CA d’être impliqué dans des actes de corruption et de détournement de fonds.

RICHEMOND Johnson

Dans le domaine de la déformation, désinformation et diffamation, l’intouchable et immuable Jovenel Moïse réactive sa stratégie de provocation et d’intimation.

 

Usant et abusant de son statut de chef d’état , Jovenel Moïse veut absolument imposer sa propre lecture à propos des manifestations des rues . Le malheur, c’est qu’il prend cet événement tragique comme un fait isolé dans le temps et dans l’espace. Au lieu de gaspiller le temps en mettant sur pied des commissions incompétentes et  tendancieuses ayant pour mission de trouver des bouc-émissaires étrangers, le président Jovenel Moïse devrait plutôt commanditer une étude objective sur les causes structurelles et conjoncturelles du pays non dirigé. Cela suppose revisiter et non réécrire l’histoire d’Haïti en mettant en exergue particulièrement les rôles joués par différents acteurs politiques et institutions nationales, régionales et internationales, y compris sa démission.

 

Franchement, on se demande si Jovenel Moïse se rappelle qu’il doit d’abord tourner sept fois sa langue dans sa bouche  avant de lancer des attaques verbales. Dans sa dernière déclaration, Jovenel Moïse profère des menaces à peine voilées à l’encontre de la Cour du Supérieur des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) , en même temps il courtise maladroitement l’opposition . Se rend-t-il compte réellement de quoi il parle et à qui il s’adresse.
À force de confondre les institutions et les personnes, Jovenel Moïse s’attaque à qui ? Le mieux serait peut-être qu’il déclare une guerre ouverte contre le peuple Haïtien.

 

Robinson Jerome