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Des organisations des droits humains demandent la révocation de la commission scientifique

Plusieurs organisations des droits humains demandent la révocation de la commission scientifique qui gère la crise de la covid-19 à travers le pays. Cette demande est faite lors d’une conférence de presse le vendredi 22 mai 2020, où plusieurs organisations forment une alliance qui porte le nom d’ Alliance des Organisations de Défense, de Promotion et de Protection des Droits de la Personne.

Cette démarche vise à porter main forte à la population en ces temps difficiles, selon les conférenciers la gestion de la commission contre la pandémie est catastrophique. Ils declarent que deux mois après le lancement de l’État d’urgence sanitaire dans le pays aucunes actions concrètes ne sont faites. Pour eux la commission a faillit à sa mission qui était d’empêcher la propagation du virus et de limiter les dégâts.

En outre, l’alliance propose la création d’une autre commission pour la gestion de la crise. Elle soumette des noms, qui selon elle peut apporter de meilleurs resultats. Parmis les noms cités, elle propose:
-Dr Josette Bijoux, Dr Junot Felix, Dr Inesse Joseph, Dr Esther Ardouin, Dr Ernst Noël, Jean Baptiste Georchemy (Pharmacien), Mme Baïna Bélo, Mme Mirlande H. Manigat, Fritz Alphonse Jean (Économiste) et Thomas Lalime (Économiste) pour cette nouvelle commission.

L’Alliance des Organisations de Défense, de Promotion et de Protection des Droits de la Personne est composée de JUSTICE ET SOLIDARITÉ-(JS), ACTION UNIVERSELLE DES DROITS ET LIBERTÉS (Act’UDL), OBSERVATOIRE HAITIEN DES DROITS HUMAINS (OHDH), ORGANISATION POUR LE SOUTIEN DE L’ENFANCE ET LES VIES (OSEVI), OGANIZASYON LIMYÈ NAN LAVI FANM (OLLAF), ACTION CONCERTÉE POUR LA PROMOTION, LA DÉFENSE DES DROITS HUMAINS (ACPRODDH) ET ASSOCIATION NATIONAL DES JURISTES HAÏTIENS ( ANAJUH).

Rappelons que le gouvernement a décrété l’État d’urgence sanitaire dans le pays depuis le 19 mars dernier. À dâte le pays compte plus de 812 cas, 765 cas actifs, 22 cas guerris et 25 morts de la covid-19.

Marvens SÉNÈQUE
marvensseneque0@gmail.com
Twitter: @Marvensseneque1
PRESSLAKAY

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Dans une lettre ouverte, l’Association Nationale des Juristes (ANAJUH) demande le gouvernement de stopper les activités carnavalesques

                                                                              Port-au-Prince, le 12-02-2020

Au Chef du Gouvernement
Premier Ministre Jean Michel Lapin
En ses bureaux.-
Objet : Demande de Suspension sur les activités carnavalesques

Monsieur le Premier Ministre a.i
L’Association Nationale des Juristes Haïtiens (ANAJUH) vous salue et a l’honneur de vous exposer ce qui suit :
Que depuis quelques temps la communauté haïtienne connait des moments de balbutiements, en raison des problèmes de sécurité que confronte notre chère patrie.
Dès le début de l’année l’Association Nationale des Juristes Haïtiens (ANAJUH) constate minutieusement la prolifération de l’insécurité en Haïti caractérisée par : Des cas d’enlèvements et de séquestration contre rançon ou de kidnapping, meurtre, viol, vol et autres infractions punies par le code pénal haïtien. En tenant compte de ces constats, l’Association Nationale des Juristes Haïtiens (ANAJUH) est convaincu que l’Etat n’est pas et ne sera pas en mesure de garantir la sécurité des carnavaliers, car plusieurs personnes ont déjà trouvé la mort dans les activités pré-carnavalesques.
À noter que M. le Premier Ministre, Haïti est sous l’égide du système onusien de protection des droits de l’homme basé sur trois axes principaux dont la prévention.
En matière de droits humains, la prévention est considérée comme l’ensemble des mesures en amont prises par l’Etat pour empêcher la violation des droits de la personne humaine. En effet, différer les activités carnavalesques est un moyen de prévention au droit à la vie qui est garanti par les articles : 19 de la Constitution de 1987, 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 6.1 du Pacte International des droits Civils et Politiques et 4.1 de la Convention Inter américaine des Droits de l’Homme.

Mesye Premye Minis pou yon ti bout tan, nou menm ki nan ANAJUH vle fèw konnen ke tout kote pou yon moun pase pou li rive sou chanmas la gen yon gwoup gang kap opere. Lè nou konsidere moun kap soti nan zòn gran sid peyi a paka pa pase matisan kote ki gen anpl gwoup gang kap opere. Pou moun ki ta dwe soti nan zòn gran nò a, fok fok yo koupe anpl wout paske latibonit akoz gen anpl gwoup gang ki gen zam kap opere. Ki estrateji ou mete la pou moun kap soti nan repiblik dominiken yo ka pase sou zòn malpas la ?
Vu l’insécurité généralisée à laquelle est confrontée la population haïtienne depuis quelques temps, l’Association Nationale des Juristes Haïtiens (ANAJUH) vous suggère de surseoir sur les activités carnavalesques prévues pour les 23, 24, 25 février 2020 afin d’éviter des pertes considérables en vies humaines
Tout en espérant que vous allez comprendre le bien fondé de sa démarche, l’Association Nationale des Juristes Haïtiens (ANAJUH) vous prie, Monsieur le premier Ministre a.i de recevoir ses salutations patriotiques.

Pour le comité :
Me Emmanuel JEAN, Président/av
LOMINY, Secrétaire/ Juriste
Me Pierre Careca CHERUBIN, Porte Parole/av

Tels : (509) 3144-8876/4806-1098/36737-7817/4185-4103
Email : anajuhhaiti@gmail.com