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La Redaction 3 février 2019

Épisode 1

Il y avait longtemps qu’un ami d’enfance, Patrio, a décidé de m’envoyer courtiser sa petite amie, Yalta, afin qu’il pusse tester son niveau de fidélité. À l’époque, j’avais quelques expériences dans le domaine. Possédant le don unique de séduire les femmes, j’ai décidé de plaire à mon ami en accomplissant cette noble mission. Après quelques jours, j’ai préparé mes plans. Mais je dois vous avouer que Yalta était une femme très digne de bisous. Le lendemain, Yalta et moi allions se rencontrer.

Rien n’est sûr si Dieu ne l’assure, j’avais prié puis j’ai pris la route. Ce jour-là, la nature m’a annoncé la victoire à l’avance. Ce dimanche était sans nul autre pareil, le temps était calme, la nature souriait, les oiseaux chantaient, les arbres balançaient… Patrio m’appelle, je décroche et je dis: “Allô !” Il me dit: “Sully, es-tu déjà sur la place ? Je vais passer chez elle, c’est moi qui vais l’emmener là-bas.” Alors, je lui réponds : “Oui, j’y suis depuis quelques secondes”. Il continue à me parler: “Voici ce que tu vas faire, assois-toi sous le palmier qui est à coté du podium. Quand je viendrai, je la laisserai avec toi, je ferai semblant d’aller faire quelque chose. Tu dois jouer en homme fort. Est-ce clair ?” Je réplique : “Ne te fatigue pas, quand Dieu est pour nous, personne ne sera contre nous.” Il rit et je ris, puis il raccroche.

J’avais déjà une dizaine de minutes sur la place quand je les vois de loin. Faisant semblant d’être distrait en des petits qui jouent, je commence à marquer des buts. Ils passent tout près de moi que je crie : “Patrio !” Il fait comme s’il ne m’entend pas, il continue à marcher que je l’appelle une deuxième fois : “Patrio !” Sa petite amie, Yalta, m’entend, elle tourne sa tête pour voir qui est-ce qui appelle Patrio. Elle voit que c’est moi, elle touche Patrio juste pour lui faire me remarquer. Rempli d’audace, j’ai crié une troisième fois : “Patrio, c’est Sully !” Patrio dit : “Oh oh Sully !” Ils viennent me saluer chaudement. Puis Patrio me dit: “Sully, qu’est-ce que tu fais là mon ami ? Je ne t’ai pas entendu depuis des temps. Je croyais que tu as voyagé. Dis-moi, comment tu vas mon ami ?” Avec une modulation assez importante dans ma voix, je lui réponds : “Patrio, quand un homme n’a pas une Yalta, que vaudrait-il ? Il faut se cacher quand on est pas accompagné de sa vraie côte. Dis Dieu merci du fait que tu es accompagné d’une femme autant sublime, d’une créature autant complète à l’extérieur tout comme qu’à l’intérieur. Moi à ta place, je lèverai mes yeux vers les cieux pour dire un merci de temps en temps pour cette merveilleuse complexité humaine.”

  • “Haha ! Ne me dis pas que tu m’en veux Sully !
  • Oh! Patrio, Jamais ! Je t’en voudrai dans la mesure où tu m’empêcheras d’avoir la Yalta de mon rêve.
  • Haha, tu as été toujours un type particulier. Tu es très amusant. Bref, dis-moi, tu ne veux pas boire une bouteille ?
  • Un bidon d’eau s’il te plaît.
  • Seulement de l’eau ? Ah, j’oublie, tu dis toujours que la majorité de ces boissons sont des poisons, des poisons lents quand même. Tu es trop délicat Sully. J’aimerais être comme toi.

Pendant toute la conversation, Yalta gardait le silence sauf au début, elle riait avec joie. Patrio, demande à elle: “Que voudrais-tu boire chérie ?” Yalta dit avec sa voix angélique : “Faisons comme Sully, achetons de l’eau potable. Celle-ci n’est pas nocive à la santé.” Patrio plonge sa main droite dans sa poche postérieure droite et sort son porte-monnaie. Il achète trois bidons d’eau. Nous commencions à boire de l’eau qu’il dit à Yalta : “Amour, une toute petite minute chérie, je reviens tout de suite. “D’accord chéri, seulement ne me fais pas trop attendre”, répond Yalta à Patrio. “Non chérie, dit Patrio, je reviens tout de suite. Puis il me dit : “Je reviens dans une minute Sully.” Je lui dis : “Moi, à ta place, je ferai comme la sublime Yalta le veut.” “Non, dit il, je reviens tout de suite.” -“Ah bon, c’est cool ! On t’attend.” Puis il nous laisse. Sans plus tarder, je commence à converser avec Yalta.

 

_ Oh ! Que c’est doux de m’asseoir à tes côtés ! Comme je suis chanceux d’avoir la chance de respirer ton odeur emportée par le vent.
_ Merci.
_ Je m’étais toujours demandé comment me sentirai-je le jour que j’aurai la chance de m’asseoir à côté d’une princesse ; et voilà qu’aujourd’hui je sais tout.
_ Rire ! Dis-moi, comment c’est ?
_ C’est waw ! Tu n’imagines pas à quel point que mon coeur s’en réjouit. Je me demande où Patrio t’a trouvée et comment a-t-il fait pour rentrer dans ton coeur.
_ Bon, tu n’as qu’à le lui demander.
_ L’effet que peut faire ta voix, celle de Patrio ne peut même pas faire un pourcent là-dedans.
_ Vraiment ? Tu crois que suis autant importante ?
_ Sauf celui qui ne sait pas ce que tu vaux te trouvera peu importante et la nature condamnera celui-là.
_ Bien merci. Il faut arrêter de dire de telles paroles à la petite amie de ton ami et surtout, pas n’importe lequel, un ami d’enfance.
_ Sur toi, il n’y a que l’emprunte de l’homme qui devra te traiter en temps qu’une femme pleine de dignité et qui saura te faire sourire de temps en temps.
_ Ne me dis pas que tu es cet homme.
_ Ma bouche n’est pas assez digne de dire une telle chose. Ce que je sais, c’est qu’une femme comme toi peut rendre un homme imparfait parfait.
_ Sully, ne me dis pas que tu m’aimes.
_ Te dire que je t’aime est un manque de respect, mais mort d’amour pour la femme que tu es, fou et même enragé de toi, je me sentirai mieux si j’utilise ces expressions-là pour exprimer ce que je sens et qui me fait vibrer pour toi. Franchement, on dirait que je suis en mode vibreur quand je te vois ou te croise.
_ Je croyais que t’étais plus sérieux, tu n’as pas honte de me courtiser ?
_ Si l’amour que j’éprouve pour toi fait de moi un homme irrespectueux, si te courtiser est un déshonneur, si t’avouer ce que je sens pour toi fait de moi un vaurien, si m’exprimer avec franchise face à une sublime créature mature comme toi fait de moi un con, alors, je le serai toujours.
_ En fait, je dis ça parce que tu sais très bien que je suis avec Patrio.
_ Même si t’étais la femme de Dieu ou celle de Satan, la femme d’un riche ou d’un pauvre, même s’il y avait un étang de feu qui te sépare et moi, je prendrais le risque de le traverser juste pour aller te le dire directement. Et ceci, même si je mourais incinéré, les flammes qui m’auraient brûlé t’apporteraient le message.
_ Hum! Menteur professionnel !
_ Je suis prêt à tout pour te voir dans mes bras sauf te mentir.
_ Oui Sully, merci!

En ouvrant la bouche pour lui répondre, je vois Patrio avec de la banane frite et du griot. Alors, je m’adresse à Patrio de préférence : “Pas besoin de m’offrir frère, bonne appétit déjà !” “Haha, répond-il, tu peux manger, il est 9 heures à peine.” Non, je vais devoir rentrer dans quelques minutes, j’ai sommeil.

Ils mangent, et moi je m’apprête à vider les yeux. Ils finissent de manger, et nous vidons les lieux. Dix minutes plus tard, je rentre chez moi. Ils continuent la route. Après un p’tit temps, Patrio m’appelle pour me demander qu’elle a été sa réaction. Je lui raconte les choses telles qu’elles ont eu lieu. Il me dit de persister. Je lui dis sans problème. Il me donne son numéro, je l’enregistre puis on raccroche. Je me mets au lit. Durant mon sommeil, je fais des rêves très effrayants, des créatures inhumaines qui cherchaient à me dévorer… Le lendemain était un peu calme, le temps annonçait le danger. Je ne l’appelle pas, je choisis de la rencontrer de préférence. Elle ne me donne pas l’air d’une femme que je vais convaincre. Mais je commence par l’aimer pour de bon. Des jours passaient et mon amour pour elle ne fait que grandir. Un jour, chez elle, je commence à lui parler. Ma voix, les mots et le ton que j’utilisent étaient tous aphrodisiaques disons que j’ai un discours qui était propre à exciter aux plaisirs de l’amour. Dans son silence, au fond de sa maison, je suis envahi d’adrénaline comme quand je suis sur scène. Là, j’étais plus qu’un vrai diseur. Je la crible de mots, elle devenait sans force. Je change le ton de ma voix alors, je parle un peu plus bas avec une modulation importante, je l’ensorcelle par ces mots :
Yalta la belle rose,
Toi qui peux me traiter de mes maux,
Viens me donner une dose;
Dépose tes lèvres sur les miennes sans dire un mot.

Sous la puissance de ces mots, elle se lève mais avec timidité. Pendant qu’elle s’approche vers moi, je lui donne une autre dose de magie :
Sous le regard des cieux
Aujourd’hui, tu vas faire de moi un dieu
Waw, regarde-moi sa démarche
Tu es tellement sublime que tu es une somme cache.
Elle s’approche sans arracher même un mot. Elle m’embrasse ! Sans vouloir ou pouvoir me regarder aux yeux, elle me dit avec sa voix mélodieuse : “Je t’aime Sully !” Je la serre dans mes bras puis je lui dis que je l’aime beaucoup. Puis on fait l’amour ! Elle me dit qu’elle m’aimera toujours, je lui dis pareille. Elle me dit qu’elle va quitter Patrio, je lui dit d’attendre. Entre-temps, mon portable sonne, quand je vérifie, je vois que c’est Patrio, je ne décroche pas. Yalta me dit alors : “Qui est-ce ?” Je lui dis que c’est ma mère. Comme son visage exprimait le doute, je lui alors : “Mon amour, c’est vraiment ma mère. Elle va me demander si la servante a déjà commencé avec la lessive. Alors, laisse-moi aller chez moi pour voir.” Elle me répond : “Oh ! Eh bien, d’accord mon chéri!” Je l’embrasse puis je vide les lieux. À chaque fois que Patrio me demande comment sont les choses, je ne lui dis qu’un seul mot “négatif”. Yalta, une femme qui a trop de cran, dit à Patrio qu’elle a une relation avec moi. Ben, elle me tue. Quand Patrio me questionne, je lui dis négatif. Comme preuve, elle montre à Patrio sa discussion avec moi sur son portable. Puis il lui dit que leur relation a pris fin. Patrio ne me salue plus. Il a tiré sur moi, mais je n’ai pas été touché. L’amour que j’ai pour Yalta grandit pendant que la haine que Patrio a pour moi grandit aussi. Il décide d’aller me tuer chez un hougan. Frappé par l’expédition, je prends le lit et je commence par maigrir.

À SUIVRE…

SULLY JÉVELT

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