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La Redaction 8 avril 2019
SJ SCENARIOS

Seul, Patrio continue à pleurer. Pourtant, ma famille, ma femme, mes amis, la famille de Yalta, ses amis, tous les invités et moi sommes déjà à table. Une table exceptionnellement savoureuse. Tout le monde a le sourire aux lèvres. Oh, quel souvenir inoubliable est ce jour-là ! Pendant que nous nous réjouissons, Patrio qui est debout choisit de s’asseoir. Sa serviette est trop petite pour sécher ses larmes. Avec ses yeux qui débordent de pleurs, il réfléchit. Il est emporté par son imagination, je me suppose. Il est loin… Après un certain temps, il revient de sa rêverie. Il trouve bon d’aller trouver Twòppoutè. Il sort de l’espace où mes noces viennent d’avoir lieu. Il marche comme quelqu’un qui est guidé par le désespoir. Il se dirige vers sa voiture. Il monte dedans. Puis il part en voiture. L’ambiance continue à mes côtés. Tout le monde me fait des voeux. Puis on se fait prendre en photo. Et après cette immense joie, tout le monde rentre chez lui. Yalta et moi, nous nous dirigeons vers un hôtel de classe. Juste pour notre lune de miel.

 Après un long chemin, Patrio est enfin arrivé chez Twòppoutè. Celui-ci sourit en voyant la voiture de Patrio. Patrio descend de la voiture. Twòppoutè est poignardé par le visage de Patrio qui ressemble à celui d’un chien affamé. Tout à coup, Patrio se met à pleurer. Twòppoutè, percé par l’épaisseur de la tristesse de Patrio, est accablé. Patrio ne peut plus bouger. Il continue à exprimer ses regrets sur place par des larmes épaisses. Twòppoutè se déplace en se dirigeant vers Patrio. Il dépose sa main gauche sur l’épaule droit de Patrio. À coup sûr, celui-ci se met à genoux aux pieds de Twòppoutè. Orgueilleux tellement qu’il ne peut même pas dire un mot. Tout ce qu’il fait, c’est pleurer avec orgueil. Twòppoutè lui dit alors : “Rentrons. Viens me raconter ce qui s’est passé.” Patrio est encore sur ses genoux. Mais avec l’appui de Twòppoutè, il se lève. Puis ils rentrent tous deux.

 

 Pendant que Patrio est dans ses lamentations, moi, je ne fais que jouir ma vie. Je commence déjà à trancher Yalta. Toutes les femmes sont des avocats. Yalta en est un très digne d’être dégusté sans pain. Je tranche déjà Yalta en trois tranches. J’ai envie de la faire faire une quatrième tranche. Mais elle me dit qu’elle aimerait m’entendre déclamer une poésie toute neuve. Moi qui ne manque jamais de mots quand j’écris… Elle joue un beat sur son smartphone. Puis, je commence à l’immortaliser :
“Tu es une femme de bien,
Je fais de toi mes biens…
Un homme sans ce bien,
N’est pas un homme de bien
Je déclamerais en vain
Si t’étais pas mon vin
Qu’elles me regardent avec dedain
Quand elles voient en moi le tien
Beurre n’est rien sans un pain
Dieu t’a créée avec deux mains
J’adore énormément tes reins
Mes oreillers ce sont tes seins
Bien que je sais que suis pas saint
T’avoir à mes côtés est un gain
T’es digne d’être tranchée aujourd’hui, demain, le lendemain…
Si t’étais un os, je serais un chien
Laisse-moi mettre fin
J’ai envie boire du vin.”
Yalta crie : “Waw ! Tu as préparé cela chéri ?” Je lui dis : “Non, trésor ! Les inspirations me viennent aussi bien qu’il y a du sable au bord de la mer quand je suis avec toi.” Elle plonge sur moi. Je me sens sur mes trois pieds. La quatrième tranche est commencée.

 

 Twòppoutè s’assoit. Il demande à Patrio de sécher ses pleurs et de s’assoir. Patrio lui obéit. Puis Twòppoutè lui demande des explications. Patrio se met à lui raconter les choses telles qu’elles viennent d’avoir lieu : “J’étais arrivé aux locaux de leurs noces. J’ai fait le premier noeud comme vous me l’avez dit. Puis j’ai pris place. Soudainement, j’ai commencé à somnoler. J’ai fait des efforts pour que je ne dormisse pas. Mais je me dépossédais totalement. J’ai somnolé tellement que j’ai fini par dormir. Les cérémonies ont pris fin sans que je ne le susse. Finalement, j’ai été réveillé par une personne qui était aux noces également. Le même moment, j’ai l’intuition que le mouchoir n’était plus sur moi. Immédiatement, je commençais à le chercher dans mes poches et par terre. Jusqu’à ce que je ne l’aie vu nulle part. Puis, je m’étais dirigé vers ma voiture. Et je suis venu vous rejoindre.” Twòppoutè qui l’écoute avec beaucoup d’attention lui dit : “As-tu bu des substances somnifères avant d’aller à leurs noces ?” Patrio lui dit : “Non. Je n’ai rien bu.” Twòppoutè secoue sa tête et dit qu’il va voir ce qui se passe.

 

 Il allume une bougie rouge dans une assiette blanche. Il dépose le tout par terre. À travers la flamme jaune, il voit clairement tout. Alors il se met à raconter les choses à Patrio : “Tout ce qui se passe vient directement des frères de Sully. Ce sont eux qui t’ont endormi. Le mouchoir est dans leur possession. Ce sont eux-mêmes qui t’ont tendu un piège à l’entrée de l’événement.”
Patrio : Mais, c’est Sully même qui m’a invité à la cérémonie.
Twòppoutè : Oui, mais ils ont su que tu allais venir. Ils ont consulté l’avenir.
Patrio : Qu’allons-nous faire pour récupérer le mouchoir ?
Twòppoutè : “C’est simple. Veux-tu seulement récupérer le mouchoir ?”
Patrio : Oh ! Jamais. Que font Sully et Yalta en ce moment ? Et les frères de Sully, que font-ils actuellement ? Dorment-ils ?”
Twòppoutè : “Laisse-moi voir ! Euh… Ses frères sont en train de dormir. Quant à lui et Yalta, ils sont en train de faire l’amour.
Patrio : “Grrr ! Coupons le souffle de Sully.”
Twòppoutè : “On peut bien, mais récupérons le mouchoir d’abord.”
Patrio : “Je préfère passer la nuit blanche avec toi pour me venger que de rentrer chez moi avec ce déshonneur.”
Twòppoutè : “Nous allons chez eux cette nuit même, nous allons prendre le mouchoir. Je vais te transformer en un rat. Le mouchoir est sous la pointe du tapis. Tu vas gratter jusqu’à ce que tu le prennes. Puis, de retour, nous allons éteindre le souffle de Sully à l’hôtel. Tu es d’accord ?”
Patrio : “Oh ! Plus que d’accord !”
Twòppoutè : “Alors, au travail.”

 

 Ils commencent à faire des préparations. Yalta et moi ne savons encore rien. Nous finissons de faire l’amour. Nous nous mettons au lit pour domir. Pendant le déroulement de toutes ces choses, Micko est dans un songe. Il voit avec exactitude que Twòppoutè et Patrio s’apprêtent à venir nous attaquer. Tout à coup, il se réveille. Il réveille Sadrac, David, Ronel et Jésou l’un après l’autre. Comme ils sont chez mon père, ils font en sorte que mon père et ma mère ne sachent rien. Micko leur raconte le songe qu’il vient de faire. Ronel dit : “Pas de problème. Un homme averti en vaut mille.” Jésou dit alors : “Nous devrions avertir Sully. Il ne devrait pas dormir pendant que ces choses se déroulent. Ils lui répondent : “Très belle idée.” Sadrac lui dit alors : “Veux tu aller l’avertir ?” Jésou répond positivement. Alors, David dit : “Dépêchons-nous, on ne doit perdre même une segonde.” Le même moment ils transforment Jésou en un papillon noir. Puis le papillon vole. Il se dirige vers moi.

 

J’embrasse Yalta au front et je lui dis : “Bonne nuit mon amour ! Je te promets que je t’aimerai toujours sublime créature !” Elle sourit et me dit qu’elle m’aime énormément. Et pour finir, elle m’embrasse et me dit bonne nuit également. Elle ferme sa bouche à peine que je vois un joli papillon noir qui se pose au plafond. Yalta le vois également. Elle me regarde et je la regarde puis nous tournons la tête pour le regarder à nouveau. Hé, nous ne le voyons plus. Tout de suite, Yalta me dit que c’est un signe. Je lui réponds que nous devrions passer la nuit sans dormir. Sans avoir peur, elle me répond : “Il suffit que tu sois à mes côtés.” Je l’embrasse. Puis je réfléchis. Le même moment, Twòppoutè et Patrio se transforment. Ils poussent des zèles, des plumes sur leur corps. Puis ils volent. Jésou rentre, et dit à mes frères qu’elle sent quelque chose dans l’air. Ronel dit : “Twòppoutè et Patrio, peut-être.” Un p’tit temps après, ils sentent que l’air est occupé sérieusement, alors ils se transforment. Micko et Ronel deviennent des chats noirs. Sadrac et David se transforment en des rat gris. Jésou se transforme en une patate douce de couleur jaune sur la cour. Mon père et ma mère ne font que dormir. Après leur transformation, la lumière de la maison est éteinte. Quelques secondes tout de suite, un vent froid et sombre se met à souffler. C’est donc l’arrivée de Twòppoutè et Patrio.

[À SUIVRE….]

SULLY JÉVELT

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