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Arrivés au bord de la mer avec un merveilleux coeur content, mon père et ma mère se sentent très heureux du fait que je suis guéri. Pour eux, ce sont leurs prières qui ont été agréées… Les blagues et la joie qui nous rendent très heureux immortalisent cette journée de mer. Nous mangeaons, jouons, blaguons. Nous sommes extrêmement heureux ! Tantôt nous, les hommes, nous mettons ensemble, tantôt nous rejoignons les femmes. Du plaisir, de la joie, le rire… Oh! Quel plaisir ! Yalta m’approche et me dit : “Sul chéri, il semble que ton père et ta mère ne savent ni l’origine de la maladie que tu souffrais ni comment tu es guéri.” Alors, je lui réponds : “Non, mon amour ! Ils ne savent rien.” Yalta, surprise par ma réponse, dit : “Oh! Vraiment ?” Je réponds en lui disant : “Non, chérie. Ils n’ont pas les mêmes croyances que nous. En plus, ils m’auraient demandé de te quitter à Patrio.” Elle sourit et dit : “Oh! Ok, je comprends !” Puis je l’embrasse au front.

 

L’ambiance continue, on fait des photos, on joue, les uns courent après les autres. Nous sommes au nombre de quatorze… Il y a des navires qui sont là pour promener avec quiconque sur la mer pourvu que les capitaines soient payés. Nous appelons l’un d’entre eux, après avoir fini de nous entendre, nous montons tous aux bords. Dans le navire, c’est le rire qui brode notre visage. Sous un éclat de rire, je constate que la mer se met à bouillir et sans me donner le temps d’observer, une sirène saute, me saisit et plonge avec moi. Le même moment, tout le monde se met à crier bien fort comme un animal crie sous les mains d’un boucher. Micko et le capitaine font le signe de la croix et plongent après moi. Malheureusement, ils ne voient que de les eaux et les sables. Dans un instant à l’autre, sous les eaux, ils ne voient rien que le noir. Vite, ils se sont retirés sous les eaux. Avec empressement, ils dirigent le navire au bord de la mer. Entre-temps, la sirène continue à filer avec moi; je n’arrive pas à comprendre que je ne bois pas d’eau. J’aimerais me retirer sous ses mains en voulant lutter avec elle, mais je n’ai pas de force, je ne me possède pas. Le long de la route, sous les eaux, j’observe, je vois de belles choses. Mais, nous allons recevoir un grand choc qui va me libérer de ses empreintes.

 

Quand on est sous les eaux et quand on est sur les sables au bord de la mer, ce sont deux grands mondes différents. Pendant qu’elle file avec moi, je ne fais qu’observer mais à l’extérieur des eaux, mes frères ne sont pas indifférents. Tout le monde est étonné, les autres personnes qui étaient en mer la quittent bien vite. La panique avale toute la joie qui régnait dans notre vie, il y a juste quelques secondes de cela. Mon père et ma mère tremblent comme une branche. Mes frères, ma soeur et Yalta se rassemblent. Ils tracent un large cercle avec deux demi-cercles dedans. Les observateurs ne se manquent pas. Ils font Yalta et Jésou rentrer dans chacun des demi-cercles. Chacun de mes frères fait un signe différent avec ses mains. Ils donnent la mer leur face, contrairement à Yalta et Jésou. Ils commencent par prononcer des prières. Prières sur prières, la mer commence à se transformer. Les eaux de la mer commencent à se tourner en forme d’un cercle. Les spectateurs sont tellement étonnés qu’ils restent bouche ouverte. Sadrac, David, Ronel et Micko continuent à prononcer des prières que soudainement un gros masque venant en face de nous nous frappe fortement. Espenté, j’ai rien compris mais je suis relâché. Le même moment, je sens une force qui me saisit avec vie et qui monte avec moi.

Les eaux de la mer continuent à se tourner en forme d’un cercle encore plus vite de façon très agitée. Très profonde dans la cérémonie, Yalta et Jésou sont tombées la face contre terre. Tout d’un coup, la mer se calme et revient à la normale. Dans l’immédiat, je suis relâché de la force qui me dirigeait vers le haut et je suis entouré par une dizaine de sirènes. L’une d’entre elles me saisit de nouveau. Au milieu du reste, elle file avec moi. Entre-temps, tous les spectateurs croient que Yalta et Jésou sont mortes. Ma mère s’évanouit, mon père fait pipi dans son short et tremble comme quand un gros vent fait balancer un arbre. Parmi les spectateurs, beaucoup ce sont mis à courir, d’autres s’approchent un peu plus près. L’un d’entre eux dit : “Elles sont mortes ?” Alors, en parlant de Yalta et Jésou. Mais, personne ne lui répond. Sadrac, David, Ronel et Micko connaissant que Yalta et Jésou sont tombées à cause de la fatigue et qu’elles n’ont rien de plus, les tournent et lavent leur visage. Puis quelques minutes après, elles sont revenues. Pendant que toutes ces choses sont en train de se passer sur les sables au bord de la mer, on continue à filer avec moi sous les eaux. À un certain moment, c’est comme si je suis inconscient, je ne sais plus rien.

Ils se rassemblent pour vider les lieux malgré que ma mère n’est pas encore revenue de son inconscience. C’est en ce moment, avant de prendre le volant, que Ronel fait la vision quand YonKou m’a dit : “Dans deux jours, tu n’auras aucun malaise. Si tu as seulement une fièvre, j’abandonnerai mon métier. Mais attention, tu dois éviter d’aller à la mer.” Revenu de la vision, il leur rappelle le pourquoi de ce tragique événement. Sadrac lui répond alors : “Mais, il s’est jeté tout seul en mer !” Yalta, avec des larmes aux yeux dit : “C’est ça qui paraît bizarre.” Ils réfléchissent un instant puis, avec un peu de désolation, ils choisissent d’aller chez YonKou. Avec Ronel au volant du minibus, ils sont en route de la plage à la demeure de mes parents. Ils arrivent chez mon père, celui-ci descend le premier puis ils mettent ma mère par terre. Après des gymnastiques, celle-ci est revenue. Ils passent déposer Yalta chez elle. Puis ils rentrent chez Ronel. Pauvre malheureux, moi qui suis dans un autre monde ! Sous les eaux, je vois qu’il y a des gens comme il y en a sur terre. Il y a des routes, des jardins, des animaux, des marchés, enfin la vie qu’il y a sous les eaux est presque la même que celle qu’il y a sur terre. Le monde sous-marin est un monde à part entière, j’ose même à dire que je ne suis pas sous les eaux. D’après ce que je comprends, l’eau sert de chemin à ce monde. J’ai connaissance de tout ce qui se passe, mais quand j’étais petit, j’ai entendu les gens dire si on est saisi par des sirènes, on doit prétendre qu’on a pas le bon sens pour qu’elles vous expulsent de leur monde; ainsi, on doit apporter un autre objet à la place de celui qu’on vous envoie chercher. Alors, je me dis que j’essaierai si on m’envoie chercher des choses.

Arrivés chez Ronel, ils planifient tout. Puis ils partent, ils vont chez YonKou. Quand ils sont arrivés, ils lui expliquent tout. Enervé, YonKou leur dit : “Je lui ai donné une mise en garde, je lui ai dit de ne pas aller à la mer. Vous n’êtes pas responsables.” Ronel lui répond : “Nous en sommes la cause.” YonKou dit : “Je ne vous garantis pas que je vais travailler pour vous. Je travaillerai pour vous dans le cas où il reviendrait.” Ils sont d’accord, ils vident les lieux. Ne voulant pas rester indifférents à ce qui est passé, ils choisissent d’aller chez un autre ougan. Sans y penser, sur la route, en revenant du domicile de YonKou, ils voient un péristyle. Ils s’arrêtent et y rentrent. Un jeune ougan qu’ils voient. Celui-ci s’appelle Tipya. Ils lui racontent les choses telles qu’elles ont eu lieu. Il leur dit qu’après son travail, je serai de retour dans deux jours au maximum. Ils versent l’argent demandé puis il se met au travail. Il les envoie jeter deux expéditions, l’une dans un carrefour de trois chemins et l’autre, en mer. En vidant les lieux, Sadrac et David disent qu’ils n’ont pas confiance en lui. Ronel et Micko disent que c’est eux qui viendront le battre si rien ne marche. Ils jetent les expéditions comme c’était recommandé. Puis il attendent à ce que deux jours soient passés. Quant à mon père et ma mère, ils trouvent l’assistance de leur assemblée. Tout le monde est accablé pendant que Patrio fête ma disparition avec ses amis. Quand il voit Yalta, il lui dit : “J’entends dire que ton homme se transforme en poisson, il vit sous les eaux maintenant.” Mais, Yalta ne lui arrache pas même un mot.

Comme je l’ai souhaité, on m’envoie chercher des objets. Je le fais comme je l’avais en tête. Par exemple, quand on m’envoie chercher une cuillère, je viens avec une fourchette ; quand c’est un gobelet, je viens avec une assiette ; quand c’est du sucre, je leur apporte du sel, etc. On choisit de m’envoyer au marché, on me dresse une liste de choses que je dois acheter. Mais, j’achète tout le contraire. De retour, on s’énerve sur moi, on dit que j’ai le comportement égaré. Je suis là couci-couça. Pendant ce temps, Yalta, Jésou et ma mère ne cessent de pleurer ! Mes frères attendent l’arrivée des deux jours avec impatience. Patrio se met à texter Yalta pour l’ironiser : “Tu n’aurais pas dû me faire ça Yalta, tu n’aurais pas dû me quitter pour un homme qui vit sous les eaux. Tu ne sais même pas nager, comment vas-tu vivre avec lui ? Maintenant, il y a un nouveau poisson qui s’appelle Sully. J’ai peur que des pêcheurs le prennent dans leur filet. Alors, j’ai même oublié de te saluer, comment tu vas la femme de l’homme-poisson ?” Yalta lit le message avec des larmes aux yeux puis elle le bloque sans lui arracher un mot. Ouf ! Les deux jours qui suivent les expéditions sont enfin arrivés. Puis Ronel et Micko débarquent chez Tipya. En les voyant, Tipya dit : “Il revient ? Qu’est-ce que je vous ai dit ? Ici, c’est avec de grands loas que nous servons.” Ronel et Micko, bien boudés, ne lui répondent pas. Il comprend rapidement, il commence par délirer : “Non, il va venir. Vous aurez besoin de déposer un peu d’argent par terre.” Ronel regarde Micko, ils saisissent Tipya. Ils le battent avec rage. Tipya sent qu’il va mourir sous leurs mains, il dit alors : “Messieurs, donnez-moi la vie, je vais vous remettre votre argent.” Ils le relâchent, puis il leur remet l’argent. Tout le voisinage de Tipya félicite Ronel et Micko. D’après leur témoignage, Tipya est un faux ougan qui vole les gens. Au crépuscule, mes frères étaient dans une rencontre chez Ronel que soudainement, en vidant les lieux, ils voient Tipya qui va à l’église avec une bible à la main. Tout juste après cette raclée, il s’est converti. Le lendemain matin, dans une rencontre chez David, ils s’inquiètent à nouveau de ma disparition qu’à coup sûr, ils vont être informés que je suis aux bords de la mer sans le bon sens. [À SUIVRE…]

SULLY JÉVELT

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