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Dimitry Charles 24 août 2018

Plusieurs centaines de citoyens ont répondu présent ce vendredi pour participer au sit-in lancé devant les locaux de la Cour Supérieure des Comptes, pour exiger que lumière soit faite concernant le gaspillage des fonds Petrocaribe.

Le petrochallenge lancé sur les réseaux sociaux prend de l’ampleur. Si au début les internautes contentaient seulement à poser avec une pancarte en main demandant 《Kot kòb petwokaribe a?》,aujourd’hui ce mouvement a pris une autre tournure, c’est le macadam que les citoyens ont foulé pour demander des comptes.

Après la promotion Twitter, Facebook, Instagram et Whatsapp. Ce matin, sous un soleil chaud, l’avenue Christophe a reçu une foule immense, venue demander aux autorités de la Cour Supérieure des Comptes, où est passé le fond petrocaribe. Pancartes en main, slogans, propos grivois, chansons engagées, ces centaines de citoyens en colère étaient massés devant le bâtiment de la CSC/CA pour exiger à la justice haïtienne de menotter toutes les personnalités épinglées dans ce dossier.

“Nou pat manje pwa, nou pap bay la pire. Fòk la jistis peyi m fè travay li. Si la jistis pa fè travay li pou mare mimi yo, nan jou yo se pèp la kap deside pou kont li “. Lance un citoyen très en colère.

Les minutes passent, la foule commence à grandir. Devant la barrière de la Cour Supérieure des Comptes, les manifestants courent, chantent, dansent, et l’ambiance devient de plus en plus palpitante pour ces manifestants qui ne veulent voir aucun leaders politiques venus participer à ce sit-in.

  • Les leaders ne sont pas les bienvenus

C’est le cas de l’ancien candidat à la présidence, Éric Jean Baptiste, qui a été repoussé par un groupe de manifestant, l’exigeant à laisser le lieu de la manifestation. Cette foule très en colère a lancé des propos injurieux envers le nouveau secrétaire du parti RDNP, qui a laissé l’endroit très rapide, oubliant du même coup son chapeau dans la foule.

Pour les manifestants, ils estiment que ces leaders politiques sont des profiteurs. “Nèg sa yo echwe. Kou yo bezwen pouvwa, yo pran pòz yo ak pèp, epi kou yo fin jwenn kote pou ya l souse, yo bliye pèp. Yo se pwofitè. E pa anyen Éric tap vin regle la, e view li vin chache nan men laprès ki la, li vin pran pòz sipèsta l. Nap di yo sa pa mouvman yon sektè oubyen yon grenn sitwayen, sa se mouvman pèp li ye. Nou pa bezwen nèg sa yo la”. Fustige un étudiant de l’INAGHEI.

L’ancien député de Delmas-Tabarre, Arnel Bélizaire, a reçu le même sort de la part des manifestants. Voulant assister à ce sit-in,une foule mécontent a boudé sa présence, en lui demandant de laisser l’espace, qu’il n’est pas le bienvenu. Sans rétorquer, l’opposant farouche du pouvoir Martelly a vidé les lieux.

Un sit-in déroulé sans aucun incident en présence des agents de la PNH. Selon les manifestants, ils ne comptent pas restés les bras croisés, et comptent franchir d’autres étapes, au cas où la justice reste inactif sur ce dossier chaud. Reste à savoir quelle suite prendra ce challenge petro.

Dimitry Charles, reporter Presslakay

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