Ses décisions contestées par plusieurs de ses puissants alliés, Jovenel Moïse devrait faire appel à la conscience.

Jovenel Moïse président d'Haïti

Depuis plusieurs mois, le président de la République d’Haïti, Jovenel Moïse ne cesse de prendre des décisions qui suscitent les émeutes de plusieurs secteurs du pays. Jovenel Moïse qui s’est vanté d’être un homme institutionnel dans ses discours, serait maintenant aux yeux de ses dirigés et ses alliés un anti-institutionel.

Plusieurs partisans du président font ressentir à travers leurs positions qu’ils sont déjà prêts à se jeter à bord du navire comme d’autres l’ont déjà fait. La formation du Conseil Électoral Provisoire (CEP) en septembre était l’une des décisions prises par le président que plusieurs de ses alliés ont pris distance et avaient dénoncé.

Liné Balthazar étant que président du parti politique dont JoMo est issu et aussi le conseiller de Jovenel, avait exprimé ses désaccords en affirmant que le parti politique qu’il dirige ne participera pas dans les élections avec ce CEP contesté. Toutefois pour lui, le chef de l’État devrait faire demi-tour, et repenser ses démarches afin de trouver la bonne voie.

D’un autre côté, Evans Paul dit Kaplim un homme très réputé politiquement, ancien premier ministre sous le gouvernement de Michel Martelly et allié du PHTK n’est pas d’avis différents. Lors d’une interview accordée sur Télé 20 à l’émission “Ayiti sa k ap Kwit”, pour Evans Paul, ce CEP contesté n’est pas crédible pour organiser les prochaines courses électorales. « Ce CEP n’a aucune chance pour accomplir sa mission » a déclaré KP.

Par ailleurs, la tenue des élections pour le mois de Janvier 2021 devrait être réalisé pour Jovenel Moïse. Pour autant Guichard Doré son conseiller avait précisé sur Magic 9, qu’il n’est possible d’organiser les éléctions en Janvier 2021.

Mis à part, d’autres ont déjà lâché la corde, particulièrement Me Reynold Georges très connu pour son comportement astucieux (Abolotcho). Reynold Georges avait relaté que le président est un homme têtu, il ne fait que ses vouloirs, pour cette raison il avait démissionné de son poste de conseiller du président.

Malgré les protestations de ses proches et ses opposants, le président continue ses démarches. Récemment il a publié un nouveau décret qui a enlevé le pouvoir de contrôle de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) sur les contrats qui devraient être signés par l’État Haitien.

Plusieurs forces vives de la nation Haïtienne crient pour réclamer la démission du chef de l’État, selon eux le président devrait admettre son incompétence. Plusieurs massacres, l’instabilité, l’insécurité, violations des lois, corruptions, sont quelques accusations portées contre le pouvoir en place. Pour ces faits une grande partie de la population réclame sa démission qui est synonyme d’une bonne conscience.

Maxime Louissaint

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