Alors que le vote le 26 mars 2019 à la chambre des députés d’une proposition de loi sur le salaire minimum modifiant ainsi celle du 10 septembre 2009, fixant le salaire minimum des ouvriers du secteur textile à (750 gourdes) pour une journée de travail fait susciter des grognes dans le camp du patronat, les ouvriers de leur côté, continuent d’exiger (1000 gourdes) comme salaire et font appel à la bonne foi des Sénateurs.

Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 11 avril 2019, la (Platfòm Sendikal Izin Tekstil/ Batay Ouvriye) (PLASIT-BO) prévoit d’entamer une série de mobilisation visant à forcer les concernés à entendre leur voix et répondre à leurs revendications.

Exiger le Sénat à voter la loi sur le salaire minimum à 1000 gourdes ; Protection pour les membres faisant partie des organisations syndicales ; Réintégration des représentants des syndicats révoqués illégalement et arbitrairement au cours des années 2017, 2018 et 2019; Annulation de la loi 3/8; Négociation d’un accord entre les syndicats, les patrons et l’état en vue de mettre sur pied un programme d’accompagnement ou avantages sociaux incluant la nourriture, le transport et logement sont entre autres les points qui s’inscrivent dans le cahier de doléances de PLASIT-BO pour ce mouvement de mobilisation annoncé.

Télémarque Pierre, le porte parole de cette association syndicale a sans langue de bois dénoncé des actes de discriminations de répressions et de révocations arbitraires et illégales dont sont victimes les ouvriers de la part de certains patrons des usines comme MBI, MGA, Inter american wovens à Port-au-Prince ; Everbright et Top choice de CODEVI à Ouanaminthe et S&H global à Caracol. Il dénonce également le ministère des affaires sociales et du travail qui, face à ses mauvaises pratiques, garde le silence.

D’un autre côté, le délégué de PLASIT-BO Cadet Makenzy, dit n’accorde aucune importance aux grognes des patrons et qui menacent de fermer des usines et laisser le pays si le salaire minimum est ajusté à 750 gourdes. Il souligne qu’haïti à le taux de salaire minimum le plus bas dans la région, alors que le taux d’inflation ne cesse d’augmenter.

Pour renforcer le mouvement de mobilisation la (Platfòm Sendikal Izin Tekstil/ Batay Ouvriye) projette d’organiser deux (2) marches pacifiques à Port-au-Prince et à Ouanaminthe le 1er mai prochain, à l’occasion de la fête de l’agriculture et du travail. Ainsi la PLASIT-BO invite les travailleurs/ travailleuses de toutes catégories confondues et toutes les couches sociales du pays à rejoindre le mouvement.

Francky Belfort

Publicités

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.