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Pierre Jn Miguel 30 mai 2018

 

Serena Williams n’a pas manqué ses retrouvailles avec Roland-Garros, en écartant mardi Kristyna Pliskova en deux sets au premier tour (7-6, 6-4). Jusqu’où peut aller l’Américaine, dans l’inconnu après une longue absence au très haut niveau ?

 

Après Rafael Nadal, le court Philippe-Chatrier s’est désempli. Mais Serena Williams est arrivée, et si son pouvoir d’attraction n’est plus aussi fort qu’il y a quelques années, les badauds sont revenus voir ce qu’il s’y passait. Constater que l’Américaine était bien une réalité et pas encore une légende, un an et demi après sa dernière sortie sur un tournoi du Grand Chelem. En la voyant pénétrer sur le terrain dans une tenue pour le moins moulante, le doute n’était plus permis. C’est bien elle. “Elle joue dans Star Wars ?”, entend-on en tribune. “Elle n’a pas été prise dans Black Panther ?” Et on la reverra dès jeudi, puisqu’elle a dominé Kristyna Pliskova (7-6, 6-4), la sœur jumelle de Karolina.

 

Retombée au 451e rang mondial – mais bénéficiaire d’un classement protégé – la détentrice de 23 titres du Grand Chelem a convaincu par son implication et sa puissance, toujours au rendez-vous. Son jeu de jambes aussi, loin d’être catastrophique. Pourtant, même pendant l’échauffement, on n’en aurait pas mis notre main au feu… La triple lauréate de Roland-Garros passera un test d’envergure dès le tour suivant, face à l’Australienne Ashleigh Barty qui occupe la 17e place du classement WTA. En attendant, elle a donc entamé son opération séduction, sa reconquête.

“Merci beaucoup, c’est très gentil”

“Merci beaucoup à tout le monde, c’est très gentil, lance-t-elle au public en français (au micro de Marion Bartoli) ! Je suis très contente d’être à Roland-Garros.” Toujours le petit clin d’œil sympathique, Serena Williams a aussi indiqué qu’elle n’était pas forcément mécontente d’encaisser 15 aces, puisque ceux-ci donnent de l’argent à une œuvre de charité. “Deux ans d’absence sans venir à Paris, c’était très long. Mais je me suis entraînée très dur sur terre, et je me sens bien. Je suis juste contente de gagner, je prends jour après jour.” A 36 ans, la cadette des sœurs Williams a donc renoué avec le succès porte d’Auteuil, elle qui n’avait joué que quatre matches cette année, au mois de mars (trois tours à Indian Wells, un seul à Miami).

 

Sa dernière apparition sur les lieux était une finale, perdue en 2016 face à Garbine Muguruza. Et sa dernière apparition sur un tournoi du Grand Chelem était aussi une finale, remportée à Melbourne en janvier 2017 (face à sa sœur Venus), alors qu’elle était enceinte. On ne sait pas trop où le vent va la porter, mais ça donne envie de la suivre. Caroline Garcia a prévenu: “A chaque fois qu’elle revient, c’est pour des titres. Elle est souvent revenue de nulle part, mais ses qualités de jeu, sa frappe, son
expérience et sa hargne font d’elle une grande championne.” Et effectivement, on a revu un peu de tout ça.

Pierre Jean Miguel

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