Dans une correspondance adressée au président du sénat en date du 10 septembre 2019, le sénateur du Nord-Ouest Kedlaire Augustin a proposé un ensemble de mesures à adopter en vue de soutenir les parents les plus vulnérables à l’occasion de la rentrée scolaire 2019-2020.

Dans cette proposition, soumise à la commission Éducation du sénat, le sénateur Augustin a soulevé un ensemble de points résumés en 9 articles pour attirer l’attention de ses collègues parlementaires autour de la gravité de la situation socio-économique du pays à l’occasion de la rentrée des classes.

Art1) Toutes les autorités des trois pouvoirs constitués de l’État ayant un salaire d’au moins 75 mille gourdes doivent octroyer leur chèque du mois d’octobre à l’État en vue de soutenir les parents incapables d’envoyer leurs enfants à l’école . Alors que l’article 2 stipule : Que les employés de l’administration publique ayant reçu au moins 60 mille gourdes comme salaire doivent accorder 20% à l’État en signe de solidarité. Cependant précise le sénateur, cette mesure ne s’applique pas pour les employés ayant un salaire moins de 60 mille gourdes.

Article 3) Les écoles sont invitées à reprendre les programmes des classes dans le but de permettre à ceux qui n’ont pas eu la chance de se rendre à l’école le lundi 09 septembre dernier de se rattraper.

Aarticle 4) Le sénateur du Nord-Ouest propose que des mesures soient prises par les autorités étatiques pour accorder un plat chaud aux élèves des établissements publics. Tout en appelant à structurer les restaurants communautaires pour aider ceux qui ont de très faibles moyens.

Dans son article 5, cette proposition appelle le ministre de l’éducation nationale à sanctionner les directeurs des établissements scolaires publics qui réclament d’autres frais que les mille gourdes (1000 gourdes) fixés par l’état.

Article 6) Le ministre de l’éducation nationale doit surseoir sur sa mesure visant à contraindre les enseignants qui n’ont pas encore reçu leur lettre de nomination de pénétrer les salles de classes cette année. Car soutien t-il, l’État n’est pas en mesure de nommer les professeurs qui travaillent il y a longtemps dans le système éducatif.

Dans l’article 7, le parlementaire propose que le Chef de l’État convoque la chambre des députés en assemblée nationale dans le but de voter un budget, en diminuant les privilèges accordés aux hauts dignitaires de l’État afin de trouver des moyens pour payer les professeurs qui ne sont pas encore nommés.

Article 8) Kedlaire Augustin exhorte la commission Éducation du sénat de s’asseoir en urgence avec le ministre de l’éducation nationale afin de trouver une meilleure façon pour utiliser en toute transparence l’argent des autorités et des employés précédemment cités. Alors que dans le neuvième article, il recommande à la commission Éducation du sénat d’écrire au ministre de l’éducation nationale en vue de faire parvenir au sénat un rapport sur la quantité d’argent collectée au niveau des appels internationaux et les transferts venant de la diaspora faisant référence au Fonds National d’Éducation (FNE).

Le sénateur du Nord-Ouest Kedlaire Augustin encourage l’assemblée des sénateurs à voter une résolution en vue de faire appliquer ces mesures.

Francky Belfort
belfort89@yahoo.fr

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