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Quel avenir pour le championnat haïtien D1?

Image d’illustration. Page Facebook FHF

Le championnat national haïtien plus connu sous le nom de championnat haïtien football professionnel, coiffé par la cochafop vit un souffle de soulagement, malgré le fait qu’il est sévèrement critiqué par une partie de la presse ou encore par les observateurs avisés pour son manque de professionnalisme ainsi que le manque de cohésion dans les décisions prise par les membres composants l’administration.

En effet, concept professionnel fait vraiment débat en Haïti, que ce soit avec les fans ou encore avec les officiels en prenant compte du niveau du championnat en terme de spectacle fourni ou encore la qualité du football délivrée par les acteurs, le niveau des arbitres et des Coachs comparés à celui des internationaux, ils sont à des années de lumière.
D’autre en plus, structurellement et économiquement, ce championnat dit professionnel ne peut pas résoudre ses problèmes confrontés, quand bien même, cela n’empêche pas qu’il a connu des moments glorieux, ainsi cette intégration fascinante. La compréhension de plus d’un, on se demande, que peut-on dire du championnat haïtien?

D’abord adressons l’aspect économique: les rentrées économiques d’un club du championnat national D1 sont très désastreuses.
Les clubs vivent seulement de leur misérable recette des matchs,à mon humble avis qui est très risqué si en prenant compte que toute la saison ne sera pas à guichet fermé hormis les matchs comme par exemple Violette vs Racing ou Fica vs ASC bien évidemment cela va entraîner des irrégularités dans le paiement des joueurs et le club en soi va être limité dans ses dépenses.

Dans un match opposant racing à violette par exemple l’équipe visiteuse peut avoir comme rentrée de fonds:
1975-1980 : 2 800 000 gourdes
1980-1990 : 16 000 000 gourdes
1990-2000 : 50 000 000 gourdes
2000-2010 : 31 250 000 gourdes
2010-2020 : 25 000 000 gourdes

Sur le plan social: il est question des fans qui de plus en plus ne sont pas intéressés par les affiches (les matchs du championnat haïtien).

Ce problème est dû principalement au manque de sentiment d’appartenance à sa ville natale ou encore la ville où se loge sa résidence personnelle (privée), d’autre part il est question de résultats, les tifosi haïtiens sont très exigeants, les clubs sont trop irréguliers, les joueurs ne se donnent pas à réellement fond, ces derniers sont souvent confrontés à des retards de chèques de la part de ses dirigeants.

Malgré le fait que l’avenir du championnat reste toujours incertain, cela n’a pas empêché à certains joueurs haïtiens qui ont évolué dans le championnat d’arriver à décrocher des contrats avec des clubs étrangers. Prenons à titre d’illustration, un joueur comme Wilde Donald Guerrier, ex-joueur du FC karabag qui a connu la ligue des champions, une compétition considérée comme le plus prestigieuse au niveau des clubs à l’échelle Européenne, Steeven Saba ancien pensionnaire du violette Athlétique Club qui après avoir brillé dans la Gold Cup de 2019, est parvenu à signer un contrat au sein de l’impact de Montréal au États-Unis. À titre d’information ce dernier a été parmi les dix jouers de l’équipe type de la phase de poule de la Gold Cup. Surnommé le Xavi Haïtien, Styven Saba était l’un des acteurs majeurs du parcours historique de la sélection, question de dire qu’il a évolué dans ce championnat( championnat haïtien D1).

Qu’en est-il des investisseurs?

Il est clair que sans investissement le championnat national ou le sport en général n’ira nulle part dans le pays, alors on doit inviter les entreprises locales et étrangères à venir investir dans le football haïtien comme la Digicel l’a fait en 2006 malgré que ce dernier a jeté l’éponge en 2016 pour des raisons administratives. Les structures des terrains doivent aménager de façon à faciliter les câbles et les chaînes de télévision comme le canal + le fait, pour aider les clubs de renflouer leur compte.

En somme les trois divisions du sport roi du pays est encore en marge des normes ainsi des structures dites professionnels, quand bien même l’on espère qu’avec les grands efforts consentis de la part des dirigeants ainsi les investisseurs, on haussera le ton pour certifier que la D1 nationale est un championnat Professionnel.

Bill Berlyn Claude
Email:Claudebillberlyn@gmail.com

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