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Petromanif: 17 octobre 2018, une journée à la fois historique et décisive

Dans l’histoire passée d’Haïti, le 17 octobre rappelle une date inoubliable et indélébile dans la mémoire de tous les citoyens haïtiens tant qu’ici qu’à l’étranger. C’est l’anniversaire de l’assassinat suivi de la mort de l’empereur Jean Jacques Dessalines par un groupe d’individus animé par l’ambition politique d’accaparer le pouvoir d’une nation à peine libérée de l’enfer colonial imposé par les Français après le refus d’obtempérer à la servitude prolongée.

Dans l’ordre, chaque 17 octobre les écoles, les universités et les partis politiques avaient l’habitude de présenter des conférences de débats avec de thèmes circonstancielles pour non seulement éveiller la conscience de nos jeunes mais leurs informer sur les différentes luttes qui ont accouchées l’indépendance d’Haïti au prix du sang versé. De son côté, l’exécutif organise des activités commémoratives surtout dans la commune de Marchand Dessalines pour saluer la mémoire de Jean-Jacques Dessalines en déposant une gerbe de fleurs au pied du monument.

Cette année les festivités font place à la mobilisation. Depuis plusieurs jours le doute persiste sur le déroulement de cette journée suite a l’appel à manifestation lancé par l’opposition. L’objectif de ce mouvement de protestation vise à exiger un procès équitable sur la dilapidation des 3.8 milliards de dollars américains des fonds Petrocaribe. L’argent était destiné a financé des projets de développement. .

Des doutes planent sur la nature de cette journée de mobilisation annoncée pour ce mercredi. Le gouvernement annonce une serie de disposition pour contrer les actes de violences qui seraient très fatales pour l’avenir d’une population déjà accroupie dans la misère féroce et continue.
L’opposition politique haïtienne a annoncé des manifestations populaires sur toute l’étendue du territoire national pour exiger un procès équitable des dilapidateurs des fonds PetroCaribe, le départ anticipé du président de la république et le renvoi en bloc du gouvernement du premier ministre Jean Henry Céant pour laisser champ libre à une transition politique.

L’un des chefs de fil du camp opposé au régime en place, l’ancien candidat à la présidence Moïse Jean-Charles avait déclaré que « Le 17 octobre, il y aura un séisme politique dans le pays ». Une déclaration qualifiée d’incitation à la violence par le secrétaire d’état à la sécurité publique, Ronsard Saint-Cyr qui annonce en reaction que la police ne se laissera pas faire. Des mesures administratives seront prises pour faire face aux fauteurs de troubles et éviter des actes de pillages et des incendies des infrastructures privées et publiques avant, pendant et après la journée du 17 octobre prochain.

La direction générale de la PNH voudrait-il éviter des émeutes comme les 6,7 et 8 juillet dernier ? A suivre

RICHEMOND Johnson

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