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Réunissant devant les locaux logeant le plus grand tribunal administratif du pays la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif les 21, 22 et 23 décembre 2018, au cours d’un mouvement baptisé << Nou Pap Dòmi, 3 jou 2 nwit >>, les Petrochallengers, ont adopté une résolution en vue de continuer à faire passer leurs revendications.

Les citoyens se réclamant du mouvement Petro caribe challenge n’entendent nullement faire marche arrière dans leur lutte pour exiger à l’État haïtien de faire la lumière sur les fonds petro caribe. Sur les réseaux sociaux comme dans les rues la question est toujours la même << Kot Kòb Pétrocaribe a ? >>.

Plus la réponse tarde à venir plus les mouvements de revendications se multiplient. Et changent de forme. “Nou Pap Dòmi, 3 jou 2 nwit devan kou dè kont” est le dernier en date, un mouvement nouveau dans les formes de lutte haïtienne. Les Petrochallengers ont assiégé devant les locaux de la CS/CCA, ils mangent, boivent, organisent des conférences débats, projection de film documentaire, chantent et dansent au son du rythme pétro avec la même question inscrite sur leurs maillots, banderoles, pancartes << Kot Kòb Pétrocaribe a ? >>.

Au terme de ce rassemblement, ils ont adopté une résolution pour exiger à l’État de prendre des dispositions afin d’améliorer la condition de vie du peuple et faire la lumière sur le dossier Petro caribe.

Justice, Transparence et Participation sont les trois (3) grands points de cette résolution qui porte la signature des Petrochallengers tels que : James Beltis, Lucia Dominique Pascale Solages, Stéphane Michel, Gilbert Mirambeau Jr. , Jules Armand Joseph, Stéphanie Boucher, Gaëlle Bien-Aimé, Salvatory R. St Victor, Vélina Elysée Charlier, Wilson Jean Baptiste, Daphné Valmond Bourgoin etc.

Sur le plan de la Justice, les Petrochallengers exigent que : Des interdictions de départ soient émises à l’encontre des “Zotobre” impliqués d’une façon ou d’une autre dans la gestion et dépense des fonds pétrocaribe ; La Première Dame Martine Moïse soit interdite de participer dans toutes les activités publiques organisées par la Présidence, en attendant que la justice apporte des éclaircissements sur son participation dans le Dermalog ; Les autorités étatiques dont les noms sont cités dans le dossier pétrocaribe et d’autres scandales de corruption donnent leur démission ; Les fonctionnaires de l’État qui font obstruction à la poursuite de l’enquête de la CS/CCA à rendre compte de leur niveau de complicité dans le dossier et les bénéficiaires indirects des fonds pétrocaribe se mettent disponible pour la justice.

Le deuxième point concerne la transparence, Ils exigent que : les fonctionnaires de l’État font la déclaration de leur patrimoine, leur salaire, et les privilèges dont ils bénéficient et rendre ces informations disponibles ; Le respect du principe de l’équité et l’égalité entre les citoyens dans la répartition des richesses du pays ; Les fonctionnaires de l’État ne vendent pas de services et de biens à l’état, ce, pour éviter le conflit d’intérêt ; Les bénéficiaires des franchises douanières pendant les dix (10) dernières années paient une contribution spéciale qui servira à la création d’un fond visant à renforcer la capacité de l’Université d’État dans la recherche, la bibliothèque, restaurant universitaire assistance santé.

En ce qui concerne la participation, les Petrochallengers exigent la suppression de tous les privilèges accordés aux grands commis de l’État et l’investissement de ces fonds dans la création des biens et services au profit de la population ; Que l’État adopte des mesures d’accompagnement en faveur les paysans, leur donnant des outils de travail efficace et des crédits agricoles avec un taux d’intérêt ne dépassant pas 1% et leur offrent des assurances de santé ; Que des dispositions soient prises pour faire augmenter la production nationale ; Que l’argent des taxes de la population soit investi dans des projets et programmes qui visent l’amélioration de sa façon de vivre.

Les Petrochallengers disent entendre poursuivre le mouvement jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction.

Entre temps, les yeux sont fixés sur la CS/CCA qui avait promis de rendre public son rapport d’enquête au cours de ce mois de janvier 2019. Et d’un autre côté, la DGI qui doit porter plainte au tribunal au nom de l’État haïtien.

Francky Belfort

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