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Migrants :  le Portugais Vitorino à la tête de l’OIM

 

Le Portugais António Vitorino a été élu vendredi à la tête de l’Organisation internationale pour les migrations, après avoir évincé le candidat controversé des Etats-Unis. L’OIM ne sera plus dirigée par un Américain, une première en cinquante ans.

 

António Vitorino a été élu par acclamation, après quatre tours de scrutin, en ayant mis au tapis dès le premier tour un adversaire controversé : l’islamophobe évangélique Ken Isaacs, dont la candidature était portée par Donald Trump. Homme du consensus, le Portugais António Vitorino, 61 ans, prendra la tête de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) début octobre. Un véritable défi vu l’époque. Fils d’un employé de banque et d’une professeure de français, l’avocat d’affaires est entré au Parti socialiste portugais lors de la révolution des Œillets de 1974, à 18 ans à peine.

 

Le financement américain en question

Elu député en 1980, il a été secrétaire d’Etat sous Mário Soares dans les années 1980, puis ministre d’­António ­Guterres dans les années 1990. Le chef actuel de l’ONU, dont il est proche, le décrit d’ailleurs comme “de bon conseil” et “le meilleur de notre génération”. Ce “linguiste frustré” a embrassé en parallèle une carrière à Bruxelles comme député ­européen, puis comme commissaire européen à la Justice et à l’Intérieur entre 1999 et 2004. A la tête de l’OIM, António Vitorino devra s’assurer de la bonne contribution des 172 Etats membres. Donald Trump – très critiqué à l’ONU sur sa gestion des migrations, et qui a mis dans la rue samedi, aux Etats-Unis, des milliers de manifestants à ce sujet – pourrait riposter en réduisant son financement, alors que Washington en est le premier contributeur.

 

BRUTUS Robenson

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