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Lucien Helonie 5 juillet 2018




Dans une note, L’indignation du Collectif Défenseurs Plus face à la sécurité qui devient une banalité en Haïti
L’Etat dans tous les pays du monde, se définit dans  son sens politique comme un gouvernement qui administre un territoire au profit de sa population. De ce fait, l’Etat haïtien a pour devoir de gérer, de contrôler, ou encore d’administrer tout le territoire et s’assurer de la sécurité de chaque personne se trouvant dans le pays. Depuis plusieurs mois.



Défenseurs Plus constate que les riverains de la zone sud de Port-au-Prince sont dans l’impossibilité de jouir pleinement leur droit de circuler librement face à la remontée de l’insécurité. Plusieurs quartiers sont en pleurs, des bandits armés sèment la pagaille sans la moindre inquiétude. Les autorités politiques nient toutes formes d’actes de criminalité perpétrés dans les bidonvilles et quartiers populaires violant les droits de la population. La police nationale de son côté paraît certaines fois impuissante par rapport à la situation, alors que les usagers de la route nationale # 2 sont aux abois.



Sortir de chez soi, chaque matin et rentrer sain et sauf devient un pari, quand à n’importe quel moment de la journée, les balles pleuvent de toutes les directions. Or selon les différentes conventions, ratifiées par Haïti, l’Etat a pour obligation de sécuriser chaque citoyen. Selon l’article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Quelle perception aura un jeune étudiant, qui chaque jour affronte les rues de Martissant pour se rendre en cours, la peur au ventre dans des conditions infrahumaines ?  Or, de leur côté, les autorités continuent leur processus de déni. En avril dernier, le Premier Ministre avait affirmé sans ambage que nous vivons dans un pays sécuritaire. Ne faudrait-on pas rappeler le nombre d’habitants qui sont obligés de laisser leur maison, le nombre de blessés par balles qui ne cessent d’accroître selon les rapports des centres hospitaliers de la zone métropolitaine ?
Défenseur Plus s’indigne devant le mutisme des autorités face à cette situation chaotique qui sévit dans les quartiers populaires et bidonvilles de Port-au-Prince. La population est livrée à elle même.



Lors de la commémoration des 23 ans de la PNH, l’organisation avait pris note de la déclaration du Président Jovenel MOÏSE qui, dans son discours circonstanciel avait dit : « Dans la République, il ne peut et ne doit y avoir de zones de non-droit ». Voilà pourquoi le Collectif Défenseurs Plus se demande: faut-il rappeler au Président de la République que les quartiers populaires et les bidonvilles constituant une faute d’irresponsabilité du gouvernement font partie de la République ?
Le Collectif Défenseur Plus exhorte les dirigeants conformément à ses engagements internationaux, à respecter leur engagement envers le peuple haïtien, en assurant leur sécurité et leur bien-être. Défenseurs Plus croit qu’on ne peut pas parler de développement durable, d’investissement quand la sécurité de la population n’est pas garanti. Il recommande au Haut Commandement de la PNH d’assumer ses responsabilités conformément au décret-loi du 29 Novembre 1994 portant création et fonctionnement de la Police Nationale d’Haïti.



Helonie Lucien

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