L’ONU redoute des coupes dans le budget de la Minujusth

Lors de la réunion de la cinquième commission chargée de la réformes des opérations de maintien de la paix, les membres de l’ONU ont approuvé le Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur l’exécution du budget de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti pour l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 (A/72/853).

Le Comité consultatif recommande que le solde inutilisé de 8 110 200 dollars pour l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017, ainsi que les autres recettes et ajustements d’un montant de 6 272 200 dollars relatifs à l’exercice clos le 30 juin 2017 soient intégralement portés au crédit des États Membres dans les plus brefs délais.

Lors des débats le Représentant du Salvador, Carlos Henriquez, intervenant au nom de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), s’est dit préoccupé par les coupes budgétaires proposées pour la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH). La plupart des réductions, s’est étonné le représentant, correspondent à des refus de créer des nouveaux postes dans des domaines où le Secrétaire général a pourtant estimé que la Mission devait être renforcée. La CELAC, a-t-il prévenu, demandera des informations sur les conséquences de ces réductions sur les activités de la Mission.

Le représentant a insisté sur l’importance d’allouer les ressources nécessaires aux activités programmatiques liées à la réduction de la violence communautaire et aux projets à impact rapide. « La CELAC s’oppose à toute réduction arbitraire des ressources sans justification technique », a-t-il martelé.

Au nom de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), Mme KITTY SWEEB (Surinam), s’est opposée aux réductions « arbitraires » et sans « justification technique » du budget de la MINUJUSTH, craignant une perte des acquis. Mme Sweeb s’est tout particulièrement inquiétée du refus de créer les nouveaux postes demandés par le Secrétaire général pour renforcer les activités de la mission.

Dans son intervention Jesus Castillo (Mexique) a jugé primordial de renforcer la coordination et la collaboration entre la MINUJUSTH et les agences chargées du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD) d’Haïti 2017-2021. Seul un effort « intelligent » d’organisation et d’harmonisation des efforts et des ressources permettra de faire avancer Haïti sur la voie des objectifs de développement durable.

Enfin Mme Leyla VÁSQUEZ (Chili) a soutenu les demandes du Secrétaire général pour la MINUJUSTH. Ces ressources, a-t-elle insisté, serviront à renforcer l’état de droit, à consolider la paix et à combler le vide sécuritaire. Elle a souligné l’importance de la cohérence entre les mots et les actes: la MINUJUSTH doit être dotée de ressources efficaces, prévisibles et suffisantes.

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