L’insécurité qui bat son plein dans le centre-ville panique les personnels du parquet de Port-au-Prince

La recrudescence du phénomène de l’insécurité dans le pays plus particulièrement dans la capitale n’est pas sans conséquence et commence à inquiéter sérieusement le fonctionnement du parquet de Port-au-Prince. Pour cause, les responsables de cette juridiction commencent à penser pour essayer de calmer la situation et rétablir l’ordre des choses pour la continuité de ses travaux judiciaires.

Ces derniers jours, les gangs armés dans les différentes contrées de la capitale dont au village de Dieu et à La Saline, ont refait surface avec des rafales de balle réelle qui ont provoqué des paniques et un dysfonctionnement partiel de plusieurs appareils de l’État dont le Parquet de Port-au-Prince. Ayant appelé au secours de l’État centrale pour venir en aide, les magistrats assis et débout, les huissiers, les avocats, les justiciables et même les petits marchandes, commencent à s’inquiéter et solliciter des dispositifs de sécurité du pouvoir central pouvant l’aider à garantir leurs sécurités au moment de leurs activités.

Intervenu sur ce dossier brûlant, le commissaire du gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Paul Éronce Villard qui veut s’assurer de la situation, appelle à une meilleure collaboration de tous les maillons de la chaîne de sécurité du pays pour pouvoir garantir la sécurité des bâtiments publics. Selon lui, de grandes dispositions seront prises sous peu en vue de freiner cette situation qui effraye les personnes fréquentant l’institution. Évoquant la possibilité d’un effectif d’au moins de 30 policiers ayant des matériels adéquats pour sécuriser l’hémicycle du bâtiment logeant le palais de justice de Port-au-Prince et la cour d’appel pour permettre la reprise normale des activités judiciaires.

Quant aux nombreux cris d’une éventuelle délocalisation du parquet par les maîtres avocats et des plaignants qui disent avoir éprouvé énormément de peurs lors des audiences au moment du déroulement des assises criminelles, le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Bernard Saint-Vil a catégoriquement refusé cette thèse, exigeant plutôt que des dispositions de sécurité soient prises du côté du ministre de la justice démissionnaire Jean Roudy Aly et le secrétaire d’état à la sécurité publique Ronsard Saint-Cyr pour mettre fin à cette situation.

RICHEMOND Johnson

Auteur : Richmond Johnson

Richmond Johnson richmond85@gmail.com Twitter: @richmond85 Tel: 509 3630-4052 / 509 4009-0452

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