Les sénateurs et députés de l’opposition n’entendent pas lâcher prise

CP: Rezonòdwès

Pourtant tout semble emboîter au niveau du palais national pour doter le pays d’un nouveau premier ministre légitime, plus de quatre mois après l’éviction de Jean Henry Céant à la primature par un groupe de députés proche du pouvoir en place.

Un groupe de 21 députés de l’opposition politique au sein du parlement lance un ultimatum au bureau de la chambre basse dirigée par le député de Delmas Gary Bodeau dans la démarche visant à réaliser sans plus tarder, la séance de ratification de l’énoncé de politique générale du premier ministre nommé, Fritz William Michel qui a procédé à la formation de son gouvernement avec 18 ministres et 4 secrétaires d’état.

Pour ces députés qui disent disposer à faire échec à la machine politique de Gary Bodeau et consorts tant que la séance de mise en accusation du président de la République Jovenel Moïse pour crime de haute trahison ne soit pas organisée, aucune autre séance ne pourra pas se tenir à la chambre des députés. Menaçant de tout faire pour échouer ce plan qualifié de macabre.

Ayant à leur tête le député de la circonscription de Mirbalais, Abel Descollines, ce groupe de députés qui vise la tête de Jovenel Moïse accusé de corruption par le rapport de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, n’entend pas s’imbriquer dans la démarche du palais national à mettre en place un nouveau premier ministre, car disent-ils, le pays n’a pas un problème de gouvernement et ils continuent à réclamer la démission et l’arrestation du président Jovenel Moïse.

Alors que, lors d’une correspondance adressée ce jeudi au président du sénat de la république Carl Murat Cantave par le groupe des quatre sénateurs de l’opposition (Évalière Beauplan, Nenel Cassy Ricard Pierre et Antonio Chéramy), ils avisent à l’élu de l’Artibonite de la nécessité pour que les cris à la démission de Jovenel Moïse soient prises en compte en lieu et place de la formation de ce nouveau gouvernement qui ne serviraient selon eux à rien au peuple haïtien.

Sans dévoiler leurs nouvelles stratégies de combats, les pères conscrits de la nation condamnent la démarche du président de l’assemblée nationale qui n’a pas pris en compte le contexte dans lequel le pays s’est plongé.

Ils continuent d’exiger la réalisation du procès petrocaribe, le jugement des auteurs du massacre de La Saline, la conférence nationale souveraine, la mise en place d’un gouvernement de transition et l’adoption des mesures d’urgence afin de soulager la souffrance de la population.

Reste à savoir si l’épisode de Jean Michel Lapin sera de nouveau mis à l’écran dans cette partie de série entre l’exécutif et le législatif. Un fait certain c’est que il y a eu un va-vite dans le dossier de présentation de l’énoncé de politique générale du premier ministre nommé Fritz Michel William.

RICHEMOND Johnson

Auteur : Richmond Johnson

Richmond Johnson richmond85@gmail.com Twitter: @richmond85 Tel: 509 3630-4052 / 509 4009-0452

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