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Plusieurs partis politiques issus de l’opposition modérée expriment leurs réserves quant au dialogue initié par l’exécutif pour un pacte de gouvernabilité qui s’ouvre ce mardi.
La FUSION constate que l’exécutif n’a pas pris le temps de créer les conditions indispensables à la réussite de ce dialogue alors que le parti Unir souhaite que le processus soit déroulé dans la transparence et l’équité. Pitit Dessalines, OPL, la Fusion et le secteur démocratique ont boudé l’ouverture officielle du Forum National de Pacte de gouvernabilité.

Deux mois après que le chef de l’État lui ait confié la mission de dialoguer avec tous les secteurs du pays, le premier ministre Jean Henry Céant n’est pas arrivé à amener l’aile dure de l’opposition dans ce processus de dialogue pour un pacte de gouvernabilité. Le président Jovenel Moïse a exprimé son insatisfaction ce mardi. Une situation qui était prévisible aux yeux du secrétaire générale du parti Fusion des Sociaux démocrates. Rosemond Pradel souligne que l’approche de l’exécutif ne correspond pas à l’idée que la FUSION se fait d’un dialogue national.

《 Depuis notre première rencontre avec le premier ministre Céant, nous en avons insisté sur l’approche de cette démarche, l’initiative est bonne certes mais la méthodologie est contraire à la logique que prone la Fusion》, indique Rosemond Pradel.

La lutte contre le gaspillage, la contrebande, l’incivisme, le dossier PetroCaribe ; le respect des droits humains, l’harmonie entre les trois pouvoirs, et la lutte contre l’impunité , forment l’ossature de ce document de pacte de gouvernabilité. Le parti Unir beaucoup plus clément que la Fusion appelle les acteurs politiques à privillégier les intérêts superieurs de la nation.

La proposition du pacte de gouvernabilité pourrait aider à calmer les ardeurs et faciliter au président Jovenel Moïse de boucler son quinquennat dans la tranquilité. Nicolas Duvalier, fils du président Jean Claude Duvalier croit que l’avenir politique du pays se joue dans ce processus de dialogue.

« C’est l’unique moyen pour s’en sortir, il faudra mettre de coté nos querelles intestines, il faut penser à  l’avenir à  nos enfants et l’autre Haïti qu’on veut reconstruire ensemble, le dialogue demeure l’issu favorable » assure Clarens Renois.

Comment faire accepter le pacte de gouvernabilité à  tous les acteurs de la vie nationale notamment ceux de l’aile dure de l’opposition ? Jean Henry Céant a la responsabilité de réviser sa stratégie pour ramener et gagner la confiance des responsables de plusieurs partis politiques qui ont boudé ce processus de dialogue.

 

Banacheca Pierre

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