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Francky Belfort 31 octobre 2018

D’après les résultats d’une enquête menée sur l’opinion des citoyens Haïtiens à propos du travail des parlementaires par l’Observatoire Citoyen pour l’institutionnalisation de la Démocratie (OCID) du 30 mai au 05 juin 2018, rendus publique au cours de ce mois d’octobre, Les citoyens se sont montrés insatisfaits de la performance du parlement.

L’enquête a été réalisée par téléphone à travers un centre d’appel mis en place. Ce centre a permis la sélection au hasard les numéros des citoyens au niveau des dix (10) départements de la république. Ce sondage a été réalisé sur un échantillon de 906 personnes pour un total de 3,362 appels effectués.

Selon le rapport, les questions ont été posées aux participants dont 63% hommes et 37% femmes, sur leurs sentiments par rapport aux élus qui les représentent, leurs connaissances et sentiments face aux lois récemment votées ou qui sont envisagées.
Globalement, tenant compte des réponses des participants, (29%) pensent que le parlement fait un travail acceptable, (31%) pensent que le travail est médiocre alors que (7%) trouvent le travail excellent.

Interrogés sur une liste de dix (10) lois adoptées au parlement au cours de l’année dernière, (2%) d’entre eux ont déclaré que le travail est excellent, (7%) Bien, (36%) estiment que c’est acceptable.

À propos de leurs opinions sur les parlementaires, un (1) sur cinq (5) était tout à fait d’accord ou d’accord que ces parlementaires sont entrain de bien jouer leurs rôles, avec une meilleure note en faveur les députés. Car (17%) croient que leurs députés tenaient au moins une promesse faite pendant les élections contre (16%) pour leurs sénateurs.

En ce qui a trait aux lois votées au parlement cette année, l’enquête révèle qu’il y a très peu de prise de conscience, sans aide ou explication. (90%) des sondés ne pouvaient pas citer une loi qui a été votée . Il fallait qu’on leur nomme des lois spécifiques avant que leur niveau de prise de conscience s’augmente. La loi de finances (budget) 2017-2018 a été la plus reconnue, (50%) en avait entendu parler, précise ce rapport.
Environ (31%) sont au courant de la loi portant sur l’organisation du travail en trois-huit (3×8) et la loi pour punir le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, tandis que (38%) n’avaient entendu parler d’aucune des dix (10) lois votées au cours de l’année.

Du point de vue du contenu des lois et leur pertinence, (5%) estiment que celles citées répondaient pleinement ou partiellement aux besoins de la population, (38%) croient que ces lois ne répondent pas aux besoins de la population. Par ailleurs, (88%) des participants étaient, tout à fait d’accord ou d’accord avec la proposition de mesures légales plus strictes pour contrecarrer la violence faite aux femmes.

D’un autre côté, (65%) des sondés ne savent pas où se trouve le bureau de leur député contre (80%) pour les sénateurs alors que (24%) ont affirmé avoir eu l’opportunité de rencontrer avec leurs parlementaires.

En vue de pallier à ce problème, l’OCID recommande au parlement :
D’adopter une stratégie de communication appropriée, prenant en compte la
vulgarisation du travail accompli et, en particulier, l’implication sociale des lois et accords
votés;
D’intensifier des échanges avec la société civile locale au niveau des circonscriptions et
des départements, en particulier, en renforçant le rôle des bureaux des parlementaires sur
le terrain;
D’éduquer les citoyennes et les citoyens sur l’importance et le rôle du Parlement dans
un régime démocratique ;
D’avoir plus de transparence dans le fonctionnement du Parlement et la multiplication des
dispositifs de reddition de compte (par exemple : site Web, rapports périodiques
d’activités et résumés pour vulgarisation, émission radiophonique interactive pour
partager des informations et répondre aux questions de la population, etc.) ;
De garder plus d’indépendance du Parlement par rapport au pouvoir exécutif pour mieux assurer le
contrôle de ce dernier ;

De développer plus de collaboration avec les organes des Collectivités territoriales pour éviter les
chevauchements et la confusion de rôle dans l’opinion des mandants ;
Et L’adoption d’un agenda législatif plus en phase avec les problèmes de la population.

Conduit par la firme Canadienne Quorus Consulting Group, ce sondage d’opinion commandité par l’Observatoire Citoyen pour l’institutionnalisation de la Démocratie (OCID) avait pour objectif de connaître les opinions des haïtiennes et haïtiens de 18 ans et plus, sur la performance du parlement, sur leur niveau de satisfaction sur le travail dont s’effectue leurs mandataires au parlement.

Francky Belfort

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