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Richmond Johnson 21 août 2018

 

En août 2015, pour truffer le concave légué par la 49e législature pendant près d’une année en raison de l’ânerie du présiden t Joseph Michel Martelly à goupiller les joutes électoraux à temps pendant presque l’entendu de son quinquennat, le CEP de
Pierre Louis Opont avait mandaté pour organiser les scrutins législatifs financés en grande partie par les pays patrons d’Haïti de l’étranger. Et, pour cause, l’hémicycle du bicentenaire où longeant le parlement haïtien, était invité à la mi d’un dimanche 10 janvier 2016 à faire connaissance à de nouvelles têtes investies des pouvoirs légitimes et/ou commandités. Et, on connaît la suite de cette histoire.

 

Le deuxième lundi de janvier 2020, un tiers du sénat de la république et l’intégralité des composantes de la chambre des députés à la 50e législature seront arrivés à la fin de leurs mandatures de parlementaires. Certainement, nombreux d’entre eux voudraient à tout bout de champ maintenir leur présence au sein de cette souche des trois pouvoirs de l’État. Mais avec quel CEP comme arbitre ? Permanent ou provisoire? Voici la plus grande interrogation.

 

Dans les coursives du palais national, les suppliques en vue des préparatifs de l’échéance d’octobre de 2019 pour le renouvellement des parlementaires haïtiens dont leurs mandats seront pris fin à l’achèvement de cette législature vont bon train, en a croit les satisfecits du secrétaire général du conseil des minitres au niveau du palais national, Rénald Lubérice . Selon l’intéressé, réagissant à cette affaire, il a renouvelé et assuré la position de son chef hiérarchique au micro d’un journaliste, en affirmant clairement qu’avec ou sans le CEP permanent, les élections législatives de 2019 auront bien tenu en octobre de la même année. D’un ton rassuré et ferme.

 

La constitution haïtienne du 29 mars 1987 et amendée le 9 Mai 2011, fait l’obligation au président de la république en tant que garant de la bonne marche des institutions étatiques en collaboration avec le pouvoir législatif et le CSPJ de doter le pays d’un conseil électoral permanent composé de 9 membres pour organiser et contrôler en toute impartialité les différentes compétitions électorales à travers toute les contrées du territoire haïtien. Mais depuis l’adoption de cette charte nationale après un référendum populaire, le pays n’as jamais goûté un conseil électoral permanent. Plusieurs se sont succédés, c’est toujours provisoire avec des résultats quotidiennement contestés par les partis politiques, la société civile et les organisations nationales.

 

Depuis l’avènement de Jovenel Moïse au pédal de la magistrature suprême de l’État haïtien, il ne cesse que de discourir de la mise sur pied d’un conseil électoral permanent pouvoir s’assurer du rôle d’arbitre, mais des tractations politiques et mesquines urbi et orbi et ailleurs, empêchent l’établissement de cette institution indépendante. Les trois tartines mirées( l’Exécutif, l’Assemblée nationale et le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire) ne s’entremêlent plus sur cette compromission constitutionnelle afin de désigner leurs trois légats respectifs pour configurer le collège. Ils ont décidé de faire riper le temps avec peut-être des fins partisanes et/ou politiques. Ceci, les dates des prochaines épreuves législatives accélèrent à grand pas.

 

Le directeur exécutif de l’actuel CEP , Uder Antoine , a affirmé que le conseil électoral provisoire présidé par le DG de la radio Vision 2000, est en train de réaliser de travaux pour créer un cadre légal pour l’organisation des prochaines élections. Selon lui, le décret électoral de 2015 pris par le président Martelly après la déchéance du parlement devrait-être changé en loi électorale. Au niveau du CEP, ils ont déjà rencontré le président de la république, d’autres membres du gouvernement et quelques alliés internationaux pour s’entretenir de la planification, l’admiration et le budget devant servir les prochains suffrages.

 

Et si le Conseil Électoral Permanent ne sera monté à temps?

 

L’arrêté présidentiel pris en date du 27 Mai 2016 par le président provisoire Jocelerme Privert relatif au mandat du Conseil Électoral Provisoire institué le 29 Mars 2016, dans son 6e point, définit et fixé de manière imprécise, le mandat du CEP actuel. Selon son esprit, ce conseil a pour mandat d’organiser les élections pour tous les autres postes vacants ou qui pourraient le devenir en attendant l’établissement du conseil électoral permanent. Ce document administratif octroie le plein droit à l’équipe routée par Léopold Berlanger d’ordonner les prochaines compétitions législatives si toute fois que le conseil électoral permanent ne serait pas établi à temps voulu. Par le passé, le CEP de Berlanger a organisé les élections présidentielles qui ont mis à la présidence d’Haïti l’ancien patron de l’AGRITRANS , les élections locales et une partie des scrutins législatifs.

 

Donc, le momentum n’a lâché aucune impression qu’une entente aurait trouvée entre les différentes parties afin de mettre en jambe un conseil électoral permanent qui sera chargé d’organiser et contrôler les législatives d’octobre 2019.

 

RICHEMOND Johnson
Twitter :@richemond85

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