“Les délinquants à cravates sont à l’intérieur du palais national où se trouve Jovenel Moïse”, Selon Pierre Espérance

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Capture d’écran

Moins de quarante-huit heures après la déclaration incendière du président Jovenel Moïse aux civils armés qui opèrent dans les différentes contrées de la république où il a annoncé des mesures urgentes pour traîner en justice les auteurs intellectuels des actes de banditisme, le directeur général du Réseau National de Défense des Droits Humains(RNDDH), Pierre Espérance, n’a pas pris au sérieux la dernière sortie médiatique du chef de l’Etat haïtien.

En effet, lors de la remise des chèques au palais national à plus de deux mille femmes dans le cadre du programme ONAFANM mardi 28 Janvier 2020, le président Jovenel Moïse promet de tout faire pour démasquer les deliquants portant des cravates qui alimentent et fournissent des armes et munitions aux bandits armés. Pour répondre au chef de l’Etat haïtien, Pierre Espérance a déclaré que les bandits dont a parlé Jovenel Moïse sont à l’intérieur du palais national, au sein du gouvernement haïtien, dans le secteur privé des affaires et dans la classe politique.

“Les déclarations du président Jovenel Moïse n’ont rien assuré. Les bandits à cravates sont dans l’entourage du chef de l’Etat. De février 2017 à date, l’Etat a dépensé beaucoup d’argent pour acheter des armes et munitions pour distribuer aux bandits pour terroriser la population qui manifestent. Les délinquants à cravates impliqués dans les crimes sont au palais national, dans le secteur privé des affaires, dans la classe politique et surtout au sein du gouvernement haïtien. Ce dernier doit cesser de donner des armes et munitions aux bandits pour essayer de résoudre le problème de l’insécurité.” A-t-il déploré.

Parallèlement, le défenseur des droits humains qui a été toujours critique envers l’équipe au pouvoir, conseille au président Jovenel Moïse de contrôler les ports et les aéroports en vue d’empêcher l’entrée massive des armes et munitions dans le pays.

“Les déclarations d’achat des équipements pour la police nationale d’Haïti ont daté de plus de trois ans et on n’a jamais vu entré ces équipements. Il est vrai les policiers ont besoins des matériels pour faire face aux bandits, mais tant que les autorités gouvernementales n’ont pas mis un contrôle stricte au niveau des ports et des aéroports où sont passées des armes et munitions, le problème ne sera pas résolu. Les autorités doivent contrôler les ports où des contrebandes se font régulièrement.” Estime Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau National de Défense Des Droits Humains.

RICHEMOND Johnson

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