La prétendue journée mondiale du travail ne peut pas être ignorée par ma plume.

 

 Je suis déçu de voir que, durant la journée mondiale du travail, au lieu que les gens pensent à créer leurs propres entreprises, au lieu qu’ils pensent à comment travailler dans des meilleures conditions, au lieu qu’ils pensent à comment qu’il faut dépenser car travailler n’est jamais facile, au lieu qu’ils pensent à comment bien gérer une entreprise, ils ne cessent de se soûler, de gaspiller, de dépenser, de bambocher et parfois qu’ils arrivent même à perdre leur vie. Pauvre sera beaucoup plus pauvre car il se détruit lui-même. Le travail, ça commence d’abord dans l’esprit. Être chômeur n’est autre qu’un état d’esprit. Car les gens attendent d’être employés qu’au lieu de créer leur propre entreprise. C’est comme ça qu’ils passent cinq à dix ans et parfois, toute leur vie sans trouver un emploi. Ils se contentent d’attendre un emploi. C’est tout pour eux, et ceci, même si cela peut prendre pas mal de temps, ils s’en fichent.

 

Pour certains, travailler revient à renflouer leurs comptes; pour d’autres, ce n’est que de la misère qu’ils économisent. En tout cas, dans certains endroits, on ne peut pas parler du travail. Pourquoi pas parler de la misère, de la torture, de l’amertume, de l’esclavage qu’au lieu de parler du travail ? On ne peut parler du travail dans des endroits inhumains, sous la violence, sous les injures… Travailler n’est pas bourriquer, travailler ne signifie pas seulement être embauché mais être tranquille et se sentir protégé, sécurisé et respecté. Dans certains endroits, il n’y a que l’enfer sous la directive de certaines personnes, il n’y a que de la violence et de la peur… Si vraiment travail c’est la liberté, peut-on parler du travail dans ces conditions-là ? Certaines personnes ne font qu’avoir des postes payants mais travailler, jamais.

 

Pourquoi parler du travail si les gens travaillent dans la peur ? Pourquoi un ouvrier ne peut-il pas trouver la confiance, la soutenance de l’entreprise dont il est sujet ? Pourrait-on parler du travail quand le salaire de l’employé est incapable de combler ses besoins en particulier sans même y inclure ceux de sa famille en général ? Si travail c’est la liberté, un esclave, peut-il travailler ? Pourquoi a-t-on besoin de forniquer avec le patron ou les responsables pour être embauché ? S’il s’agit vraiment du travail, pourquoi tout ça ? S’il faut être immoral pour garder son poste, s’agit-il vraiment du travail ? S’agit-il du travail si l’on ne peut même trouver son salaire après avoir durement travaillé ? Je me demande si vraiment on peut dire que le travail c’est la liberté.

 

 Quant à vous, employé, pourquoi ne pas remercier votre patron du fait qu’il a pensé à réaliser en plantant l’entreprise à laquelle vous êtes employé ? Pourquoi au lieu de le remercier pour ses plans et ses dévouements au bon fonctionnement de l’entreprise, vous ne cessez de le prendre pour quelqu’un qui ne vise qu’à remplir ses poches ? En tout cas, si j’étais ouvrier, gentillement je conseillerais ce texte à mon patron et mes collègues. Et si j’étais patron, je conseillerais ce texte à tous mes sujets gentillement. Il est temps qu’au lieu de voiler les yeux des gens sur une question de “journée mondiale du travail”, de célébrer la “journée mondiale des postes payants” de préférence.

 

SULLY JÉVELT

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