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Face au chômage qui sévit dans le pays, la colère de la jeunesse ne faiblit pas. La création de l’emploie étant une neccesité vitale, le mouvement “Anvlòp jòn yo” écrit au premier ministre Jean Henry Céant.

 

Monsieur le Premier Ministre,
Conformément aux dispositions de la constitution du 29 mars 1987 amendée, ainsi que celles des Lois de la République, vous avez de multiples fonctions dont celle de gardien du bon fonctionnement de l’Administration Publique. L’Office de Management des Ressources Humaines (OMRH) qui est l’un des organes de la Primature, malgré son autonomie, ne peut être échappé à cette obligation de résultat. À ce titre, tout acte posé par l’OMRH peut vous être imputé. En effet, pour une population estimée à plus de dix (10) millions d’habitants, l’Administration publique haïtienne, jusqu’au trente (30) Septembre 2018, comporte 90003 fonctionnaires et contractuels dont seulement 3% d’universitaires. D’après certaines sources crédibles, plus de 20% des fonctionnaires dans l’Administration Publique haïtienne ont atteint l’âge de la retraite. Leur départ non précipité, mais programmé qui n’est malheureusement pas encore envisagé, se révèle une exigence.
Par rapport à cet état de fait, vous conviendrez avec nous que ce choix n’est pas sans conséquence sur la débâcle du pays. Un choix qui sans aucun doute tient à la gorge notre République, indubitablement le conduisant tout droit vers l’abîme. Car la mission de service public reconnue à l’Administration sera de moins en moins adéquate. Ne devons-nous pas dire, au même titre que l’économiste, Etzer Emile, « Haïti a choisi de devenir un pays pauvre ».
Monsieur le Premier Ministre,

Par cette correspondance, nous voulons attirer votre attention sur un point particulier. Lorsque vous avez été à la présidentielle de 2016, vous avez été le rare candidat à avoir abordé la question de l’emploi dans vos discours de campagne. Si votre mémoire ne vous fait pas défaut, vous en avez promis la création de centaines de milliers dans un délai relativement court, en cas de votre victoire au scrutin. Pour l’histoire et pour la vérité, vous voilà enfin au pied du mur !


Monsieur le Premier Ministre,
La continuité dans laquelle s’inscrit votre gouvernement ne fait que creuser un grand écart entre votre discours d’hier et la réalité d’aujourd’hui. Elle ne fait qu’exclure les jeunes à la fois de l’Administration publique et au sein du secteur privé. L’intégration des jeunes, non pas sur la base du népotisme et du clientélisme, s’avère cruciale pour que ce pays puisse être en mesure de se relever de sortir de la liste si honteuse des pays les moins avancés. La jeunesse haïtienne ne rêve pas d’une seconde patrie. Elle ne demande que du travail dans la dignité, sans bassesse, et ce sur son propre territoire. Et donc, votre gestion à la tête de la Primature jusqu’à date laisse en filigrane le refoulement immérité du rêve de toute cette jeunesse avide de se mettre au service de sa patrie bienveillante. Vous nous contraignez à devenir des migrants économiques, vous encouragez à ce que Haïti, notre chère République tant aimée, à devenir davantage une terre de transit. Vous nous forcez à devenir des errants à la recherche de mieux-être en transgressant les frontières qui ne sont les nôtres. Tandis que nous, notre plus grand désir, est de trouver un emploi à la dimension des efforts incommensurables que nous avons consentis pour l’obtention de nos diplômes, et des sacrifices sans relâche de nos parents tant humains que financiers.

 

Monsieur le Premier Ministre,
La mise en branle dans un temps record, des politiques axées sur la méritocratie avec pour cible principale les jeunes est une nécessité impérative. L’Administration Publique haïtienne, n’étant pas à même, d’accueillir tout le monde, à travers ces mêmes politiques incitatives, veuillez créer du même coup, des brèches susceptibles à établir des conditions et un climat de sureté, apte à faciliter tant les investisseurs nationaux qu’internationaux à s’investir dans le pays.

Monsieur le Premier Ministre,
Certains domaines accusent un manque élevé de professionnels, et nous citons sommairement: le domaine social, le domaine sanitaire, le domaine de sécurité.
Le domaine social.
Nous avons des travailleurs sociaux formés tant à nos divers établissements d’enseignement supérieur qu’à l’étranger, ils doivent être utilisés en vue d’aider particulièrement les gens démunis (enfant de rue, prostitués, infantiles etc..) à reprendre la voie rédemptrice.
Nous avons entre autres, une pénurie excessive en matière de l’enseignement de certains domaines d’études, notamment en technologies de l’information et de la communication. Et d’autres domaines techniques qui peuvent nous aider à sortir de cette descente aux enfers. Nous vous demandons d’utiliser les compétences que le pays détient actuellement tout en créant les conditions permettant de renforcer leur formation initiale.

Le domaine sanitaire
Le pays dispose des gens formés en psychologie, nous devons leur donner de l’opportunité d’encadrer cette jeunesse enquête de modèles. Ils sont capables de nous aider à panser nos cicatrices quotidiennes, y compris celles des catastrophes de toutes sortes (cyclones, tremblement de terre, inondations). Nous avons des personnels de santé, procurez-leurs de la formation continue, de matériels et un environnement salarial digne pour qu’ils puissent exercer valablement leurs métiers.

Le domaine de sécurité : PNH, FAD’H
La constitution haïtienne reconnait deux forces armées sur le territoire national : La Police Nationale d’Haïti et les Forces Armées d’Haïti. Force est de constater qu’elles sont à la fois numériquement trop faible, et ne disposent pas assez de cadres compétents propres aux missions qui leur sont dévolues. La situation criante à laquelle fait face le pays, exige à ce que de réformes en profondeur soient effectuées au sein de ces deux institutions étatiques. Au prix de ces réformes, nous aurons l’intégration de beaucoup plus de gens très bien formés (médecins, juristes, sociologues, politologues, psychologues, communicateurs, techniciens en informatique, mécaniciens, etc.), notamment des jeunes au sein de ces institutions, le tout pour le bénéfice de la population haïtienne assoiffée de voir son sort immérité allégé.

Monsieur le Premier Ministre,
N’oubliez surtout pas que le taxe sur la masse salariale (2%) était dédiée à financer la formation des filles et fils du pays. Malheureusement, l’Administration dont vous êtes le numéro un (1), est loin d’utiliser ce fonds à bon escient. En tant que garant de l’application des Lois de la République, vous avez accepté que ce fonds soit utilisé inopportunément à des fins intempestives. Vous conviendrez avec nous que l’État ne peut pas continuer à violer ses propres Lois.
Monsieur le Premier Ministre,
Par cette correspondance, nous avons voulu certes attirer pour une énième fois votre attention sur cette situation qui ne vous est pas étrangère, celle de l’employabilité des jeunes dans le pays. Mais nos plus grands soucis c’est de voir, comme nous l’avions dit plus haut, implémenter dans un temps record, des politiques dont les jeunes constituent l’épine dorsale. Ces politiques doivent être favorables tant pour les jeunes diplômés des universités ou des centres techniques que pour ceux n’ayant aucun grade universitaire ou technique. Car ces derniers quand ils laissent le pays, ils sont utilisés à des fins utiles, bon gré mal gré. Il revient à vous de formuler des politiques capables de les mobiliser à la hauteur de leurs méninges. Le dialogue national et le pacte de gouvernabilité doivent être traversés du débat à la fin de cette priorité.
Espérant que notre démarche se conjugue à l’aune de votre responsabilité, Le mouvement ‘’ANVLOP JON YO’’, vous prie d’agréer, Monsieur Le Premier Ministre, ses requêtes et ses vœux les meilleurs.
‘’ Pa bliyé : JENES LA BEZWEN TRAVAY’’

 

Fait à Port-au-Prince, le 21 Janvier 2018

Pour authentification :

Jean Rony ALEXANDRE 4638-6555/ 3821-4712

John Mary AUGUSTE 4355-7125

Woodjerry DUPRE 3648-7557

Jouvensky SAINT-FLEUR 3874-3777

Vanessa CHARLES 4742- 8476

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