Des critiques extrêmement sévères s’élèvent aux États-Unis après la conférence de presse commune de Donald Trump et Vladimir Poutine, lundi, à Helsinki.La première et peut-être la pire est celle du sénateur républicain John McCain, qui considère cette rencontre comme l’un des pires moments de l’histoire de la présidence Étasunienne.

 

Il a ajouté qu’il s’agit d’une des performances les plus honteuses d’un président Étasunien. Il est évident que le sommet d’Helsinki était une erreur tragique , a renchéri dans un communiqué le sénateur de 81 ans, retiré depuis plusieurs mois en Arizona.Le chef de file des républicains au Congrès Étasuniens, Paul Ryan, lui a fait écho en appelant Donald Trump à  prendre conscience que la Russie n’est pas leur alliée .

 

Lors de la conférence de presse à Helsinki aux côtés du maître du Kremlin, Donald Trump s’en est pris à l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans la présidentielle qui l’a porté au pouvoir, et a semblé mettre sur le même plan les accusations du renseignement Étasuniens  en ce sens et les dénégations de Vladimir Poutine.

 

Il n’y a pas de doute, la Russie a interféré dans notre élection et continue à tenter de fragiliser la démocratie ici et dans le monde ,a affirmé de son côté Paul Ryan.Dans un tweet qu’il a publié un peu plus tard, le président Donald Trump a tenté de calmer le jeu à la suite de la volée de critiques de ses partisans comme de l’opposition et du renseignement.Chasse aux sorcières.

Vladimir Poutine a été le premier à aborder le sujet sans doute le plus délicat entre les deux capitales les interférences imputées à la Russie pendant la présidentielle américaine de 2016. Il les a niées froidement avant de proposer, également sur ce point, une collaboration entre la Russie et les Etats-Unis. Interrogé à ce sujet, Donald Trump a donné l’impression d’abonder dans son sens en dénonçant un désastre  pour son pays.

Il a préféré longuement s’étendre sur les zones d’ombre qui, selon lui, continuent d’entourer l’enquête aux dépens des démocrates, s’interrogeant comme il l’avait fait au cours de la campagne sur des courriers électroniques de son adversaire démocrate Hillary Clinton.Quelques heures auparavant, Donald Trump affichait déjà une volonté de nouer un dialogue, qui le poussait à pointer du doigt tout ce qui pourrait faire obstacle à celle-ci. Il a ainsi dénoncé avec virulence, sur son compte Twitter, la  chasse aux sorcières truquée  que constitue, selon lui, l’enquête du procureur spécial Robert Mueller.

Quatre jours après l’inculpation de douze membres du renseignement russe par le procureur spécial, le président des Etats-Unis a estimé que cette enquête était en partie responsable de la détérioration des relations avec Moscou.  Elles n’ont jamais été pires , a-t-il assuré, ajoutant que  des années de bêtise et de stupidité américaines  y avaient également contribué. Le ministère des affaires étrangères russe a aussitôt partagé ce message agrémenté du commentaire nous sommes d’accord. La veille, M. Trump avait déjà insisté sur le fait que ces interférences étaient survenues sous  l’administration Obama, mise en cause pour sa passivité supposée.

 

Les ambiguïtés de Trump face à Poutine
Depuis l’annonce de ces inculpations, la Maison Blanche s’est abstenue de toute forme de critique visant la Russie. Un souci d’apaisement à la veille de la rencontre de lundi, qui a tranché avec l’agressivité déployée par le président des Etats-Unis  à l’égard de ses alliés depuis le début de sa tournée en Europe, le 10 juillet. Celle-ci devait s’achever après les entretiens avec le président de la fédération russe.

Par Robinson, JEROME

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