“Anvlòp jòn yo” est un mouvement social visant à interpeller les autorités du pays afin qu’ils puissent intégrer les jeunes sur le marché du travail. Dirigé par : Woodjery Dupré, John Mary Auguste et Pascéus Juvensky Saint-Fleur, le mouvement “Anvlòp Jòn yo” a été lancé le vendredi 21 décembre à Delmas 33 avec une séance de photo shoot. A cette occasion, des étudiants et chômeurs réunis avec des enveloppes en main sur lesquelles on pouvait lire : Jenès la bezwen travay.

Parce que l’État n’a pas une politique de l’emploi. Parce qu’il faut un parrain pour accéder à un poste. Parce que leurs expériences professionnelles ne sont pas conformes aux attentes du marché du travail. Ces jeunes se donnent pour objectifs de : faire respecter les droits sociaux et économiques de la jeunesse haïtienne, lutter pour la création d’emploi, lutter pour l’intégration des jeunes dans l’administration publique. Selon les initiateurs dudit mouvement, la campagne de sensibilisation à travers les réseaux sociaux n’est que le début. Pour atteindre ces objectifs, les membres du mouvement “Anvlòp Jòn yo” entendent franchir plusieurs étapes. Notamment : Sit-in devant les différentes instances concernées, une marche nationale le 1er mai. Pour ne citer que celles-là.

Personne n’a besoin de se faire rappeler que l’on vit dans un pays pauvre, la dépréciation de la gourde et l’inflation des prix des produits de première nécessité gagnent du terrain. Alors que les jeunes doivent nécessairement se doter de la capacité de répondre à un ensemble de besoins. Et jusque-là, le travail reste un défit pour eux. Tandis qu’ils ont l’âge de travailler, un diplôme requis pour être embaucher. Ils cherchent de l’emploi, mais en vain.

Il faut dire que, deux autres mouvements de protestations ont été enregistrés durant ces derniers mois : Koze Jèn yo qui exige à l’État de garantir le stage pour les étudiants haïtiens. Et les Petro-challengers qui promettent de rester debout jusqu’à la prise en charge de leurs revendications.

La jeunesse haïtienne semble ne pas vouloir rester immobile face aux mépris des autorités étatiques.

Jessica Nazaire

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