La New England Human Rights Organization exhorte les acteurs à accélérer le processus de désarmement et œuvrer pour rétablir la paix et la sécurité

La New England Human Rights Organization déplore le fait que le pays vit depuis le début de l’année 2020 un niveau élevé d’insécurité. En effet, après les épisodes de « pays lock », les citoyens font face maintenant à la recrudescence du phénomène d’enlèvement contre rançons. Partout dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et dans les villes de provinces, les citoyens et les citoyennes de toutes les couches sociales sont la proie des bandits armés, sans foi ni loi, qui opèrent en toute quiétude et surtout, en toute impunité. Déjà grande victime de la crise politique et économique, la population haïtienne paie la lourde facture de l’irresponsabilité de nos « dirigeants » et de la passivité des gens au pouvoir ecrit la NEHRO dans un communiqué.

La NEHRO constate que le bilan aujourd’hui après trois années à la magistrature suprême de l’actuelle équipe n’est autre que la prolifération des groupes armés, la mauvaise gouvernance, crise institutionnelle, la violation systématique des droits fondamentaux des citoyens et des citoyennes. La NEHRO croit que les policiers et policières ont besoin de sérénité pour traquer efficacement les bandits et leurs complices. Il serait d’un bon ton que l’Inspection Générale ainsi que la Direction Générale puisse créer une cellule afin de réfléchir ensemble en vue d’apporter une réponse concrète, qui prend en compte les revendications des policiers et des policières. Toutefois, l’organisation condamne les heurts survenus à l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPNH). La seule force répressive de la République doit être bien équipée avec des moyens humains, des moyens légaux et des moyens matériels, pour répondre efficacement au besoin du moment.

La NEHRO se questionne entre autre, sur les modes et manières dont les groupes armés s’approvisionnent en armes et en munitions. La sécurité étant l’affaire de tous, les contrôles dans les douanes, les ports, aéroports ainsi que les frontières doivent être renforcés.

L’organisation croit que la résolution du problème de l’insécurité, en particulier du phénomène de l’enlèvement contre rançons, passe par deux grands axes :

1- L’application des Lois dans toutes leurs rigueurs pour combattre l’impunité ; Haïti dispose de nombreux instruments juridiques réprimant l’enlèvement, le rapt, le kidnapping, la prise d’otage. Il suffit de les appliquer contre tous fauteurs de trouble et les contrevenants ;
2- La dynamisation des structures de renseignement financier et de lutte contre le blanchiment des capitaux avec des renseignements efficaces, les traces du produit du crime conduiront inévitablement aux auteurs, co-auteurs et complices de ces crimes odieux. Haïti a besoin de la stabilité pour attirer les investissements, favoriser la croissance économique et le développement durable. Tous les secteurs de la vie nationale sont tributaires des conditions de sérénité et de sécurité. L’Organisation invite les acteurs à accélérer le processus de désarmement, à œuvrer pour rétablir la paix et la sécurité dans le pays et mettre hors d’état de nuire les bandits qui ne cessent de terroriser la population et semer le deuil dans les familles haïtiennes. La New England Human Rights Organization (NEHRO) invite les autorités à œuvrer ensemble pour le strict respect des droits humains dans le pays. Elle renouvelle ainsi son engagement à travailler avec la population pour la promotion et le respect des droits de la personne humaine en Haïti.

Auteur : Peterson Chéry

Journaliste de formation, leader communautaire et responsable de communication de Global Potential. Prix Philippe Chaffanjon du reportage multimédia en 2018 à Paris. Directeur de l'information de l'agence presslakay

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.