Aujourd’hui, c’est sur Twitter que les nantis d’Haïti choisissent de livrer bataille et de contrôler l’opinion publique. Anciens fonctionnaires de l’Etat et nantis sont à couteaux tirés sur Twitter. Le peuple certes n’est pas sur Twitter, mais des bien-pensants suivent les échanges. Si Haïti avait un système de justice fonctionnel, des hommes comme Reginald Boulos, Laurent Lamothe, Dimitri Vorbe, Stanley Lucas, Michel Martelly et nombre d’autres seraient en prison. Récemment, un tribunal a sorti une ordonnance en faveur des victimes de Pharval dans le dossier Afebril et Valadon, jusqu’à date, les bandits ne sont pas en taule pour purger leur peine. Aujourd’hui, ils sont sur Twitter et sur d’autres réseaux faisant le grenn plen.  Vacciné et bien formé, personne ne me fera croire qu’un premier ministre peut faire luire le soleil sur la nation haïtienne quand ce premier ministre lui-même a passé sa vie à voler et à aider des dilapidateurs de fonds publics et des trafiquants de drogue à acquérir des lopins de terre et des immeubles dans le pays. Les voleurs s’accusent et s’invectivent. Bientôt, c’est la violence qu’ils vont utiliser pour avoir gain de cause.

En Haïti, la justice est du côté des nantis et des voleurs. Mes compatriotes, le combat pour instaurer un état de droit en Haïti sera en long et demande de la ténacité de la part des bien-pensants et des Haïtiens de bonne volonté. Nous devons continuer à faire pression sur le pouvoir en place afin que la lutte contre la corruption puisse devenir une réalité. Le procès de Petrocaribe doit avoir lieu pour permettre au peuple de recouvrer son droit d’exister, son droit de vivre dans un pays où la bonne gouvernance est la règle. La semaine dernière, un paria du clan Boulos s’est demandé à quoi servent les intellectuels haïtiens. Il a bien raison de questionner la raison d’être des intellectuels haïtiens puisque nombre d’entre eux agissent comme des larbins et se mettent à leur service. Ce matin s’est tenu à Port-au-Prince une marche contre la corruption que des organisations de droits humains de la société civile ont organisé. Plusieurs milliers d’Haïtiens ont répondu à l’appel pour crier aba l’impunité, aba la corruption et vive le procès Petrocaribe. Le pays n’ira nulle part avec ce système pourri. Aujourd’hui, nous devons identifier les ennemis du peuple haïtien. Nous ne devons pas nous prêter au jeu de manipulation des ennemis de la nation haïtienne.



Jovenel Moïse a réalisé qu’il ne pourra pas continuer à supporter les voleurs. Tôt ou tard, il aura à rendre des comptes. Des hommes proches de Jovenel Moïse sont en train d’exercer des pressions sur le juge Bredy Fabien afin de le porter à blanchir Jovenel Moïse dans le dossier de l’UCREF. Le chef de l’Etat ne doit pas faire obstruction à la justice et il ne peut pas continuer à protéger les dilapidateurs des fonds du Petrocaribe. J’aimerais prendre le temps d’expliquer au peuple haïtien le symbolisme d’un potentiel procès Petrocaribe. Depuis 32 ans, nous réalisons que ceux qui nous ont porté à embrasser le système démocratique nous ont roulés dans la farine. La démocratie est incompatible à l’ignorance et à la mauvaise gouvernance. Les pays qui s’érigent comme les amis d’Haïti n’avaient jamais pensé à aider ce pays à sortir de l’ornière du marasme, de la pauvreté bien qu’ils crient à tort et à travers qu’ils octroient de l’aide à Haïti. Nous savons que l’argent de l’aide est dilapidé par les responsables en Haïti avec la complicité des pays dits amis. C’est en vertu du constat d’échec des grandes puissances en Haïti et de leur méchanceté qu’un pays comme le Venezuela a trouvé bon de porter assistance à Haïti par la signature de l’Accord Petrocaribe en 2008. Plusieurs administrations de René Préval à Jocelerme Privert, en passant par Michel Joseph Martelly ont dilapidé les fonds du Petrocaribe. Par cette dilapidation, c’est un signal que les ennemis de la nation envoient à d’autres peuples pour leur dire de ne pas aider Haïti, car tout argent octroyé à l’Etat haïtien sera dilapidé. Le procès Petrocaribe redonnera confiance à la population et à tous les pays alliés d’Haïti.


Les pays dits amis d’Haïti octroient des dizaines de millions à l’Etat haïtien chaque année. Mais, pourquoi n’arrivent-ils pas à investir cet argent à bon escient pour créer des emplois dans le pays. Nous devons également interpeller les pays qui offrent de l’assistance à Haïti dans la lutte contre la corruption. Les bandits légaux et les voleurs peuvent monnayer des bloggeurs pour faire de la propagande pour eux sur les réseaux sociaux, mais un fait est certain ils seront toujours indexés comme des voleurs. Il ne revient pas à un groupe de gens de dire qui est intègre et honnête. Il revient à la justice de poursuivre les voleurs et de donner des verdicts. Quelle justice pour quel pays ? Il faut du courage pour tenir tête aux malfrats dans ce pays. Est-il possible qu’une petite poignée de gens puisse tenir en otage toute une population ? Un grand journal américain, le Washington Post a publié cette semaine un article arguant qu’Haïti est le pays le plus pauvre, le plus sale au monde et où la mauvaise gouvernance est le plus palpable. Le président américain Donald Trump avait dit selon le New York Times qu’Haïti était un pays latrine, ce qui avait fait un tollé. Est-ce qu’aujourd’hui nous ne donnons pas raison à ce dernier ? La lutte contre la corruption et contre l’impunité est une nécessité. L’impact de la corruption sur le pays est énorme. Nous pouvons observer comment l’éducation supérieure est réduite à une peau de chagrin. Le système de santé est en lambeaux. Il n’y a quasiment pas d’infrastructures. Les routes nationales laissent à désirer.

Nous lançons cette année une plateforme pour encourager des bloggeurs haïtiens de tout part à écrire sur des problèmes nationaux, à investiguer et à proposer des solutions. Quand les intellectuels qui devraient assumer leurs responsabilités faillissent à leur mission, ce sont les jeunes penseurs qui doivent répondre à l’appel. Ils sont partout les jeunes qui disent non à l’incompétence, à l’ignorance, à la médiocrité, à la corruption, à l’injustice et à l’inégalité. Nous faisons appel aux mécènes de contribuer avec leur bourse à encourager les jeunes bloggeurs et écrivains à mener ce combat combien important pour construire la masse critique. Il arrive que bon nombre de jeunes qui écrivent n’aient pas de moyens pour acheter des livres, pour faire des recherches appropriées. Les Haïtiens doivent apprendre à mettre la main à leurs poches pour encourager ceux qui ont du cran pour aborder les dossiers multiples inhérents à la bonne marche et à la construction d’une nouvelle Haïti. Nous n’allons pas lâcher prise. Avec les moyens du bord, nous continuerons à mener la lutte. Je tiens à féliciter tous les jeunes journalistes qui ont un blog et qui prend le temps pour informer la population sur les problèmes conjoncturels et faire des recherches sur les questions structurelles. Nous finirons par trouver la formule pour rassembler tous ceux qui rêvent du beau, du bien et du bon pour Haïti. La grande conférence nationale pour poser les problèmes auxquels Haïti fait face aura lieu. La diaspora finira par trouver sa place de prédilection dans la mère patrie.

Nos détracteurs croyaient que le découragement finirait par avoir le dessus sur nous, mais c’est bien compté, mal calculé. Nous sommes des coqs de race. Nous ne sommes pas motivés par l’argent. Comme citoyen concerné, nous rêvons du bien-être de tous les Haïtiens. Nous sommes consternés par le délabrement de notre pays, la faillite de toutes les institutions. Nous sommes confiants que nous finirons par avoir cette conscience collective qui apportera du renouveau. Le 6, 7 et le 8 Juillet, le peuple haïtien a prouvé qu’il peut se réveiller. L’épée de Damoclès est bel et bien présente sur la tête de l’exécutif, du parlement, de la presse et de la bourgeoisie répugnante. Pour oser parler haut et fort en ces temps de vaches maigres, il faut être propre, honnête et compétent. Nous encourageons les citoyens modèles et capables d’occuper l’espace publique et les réseaux sociaux pour protester et revendiquer leurs droits. La guerre des voleurs doit poursuivre pour que les victimes puissent trouver justice. Le pays se meurt, les jeunes sont délaissés, l’Université d’Etat d’Haïti est en mal macaque. Nous devons résister, nous devons oser espérer, car ceux qui vivent sont ceux qui luttent comme le dit Victor Hugo. Nous devons continuer à rêver l’Haïti Nouvelle tout en encourageant les organisations viables comme le GRAHN qui sont en train de poser les jalons de la Nouvelle Haïti. Piti piti, zwazo fè nich li. Avec la détermination et la volonté, nous vaincrons. Animés de courage et de la passion de vaincre, nous mettons le focus sur notre devise : Liberté, Egalité et Fraternité ; et notre motto : L’union fait la force. Nous souhaitons que la providence qui a toujours aplani les sentiers devant les révolutionnaires finisse par accompagner les bien-pensants haïtiens sur la voie de la liberté, de la souveraineté et du développement endogène durable. Que vive Ayiti !

 



Kerlens Tilus


Futurologue/ Templier de Dieu/ Ecrivain
Snel76_2000@yahoo.com
Tel : 631-639-0844


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