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Francky Belfort 1 décembre 2018

La Chambre Franco Haïtienne de Commerce et d’Industrie ( CFHCI) a fixé sa position face à la situation calamiteuse que connaît actuellement le pays et a exprimé ses sympathies aux victimes occasionnés par cette crise.

Dans une note de presse datée du vendredi 30 novembre 2018, la CFHCI dit condamner fermement les actes barbares commis le 24 novembre dernier sur des agents douaniers en poste à Malpasse et les Policiers en fonction. Elle exige que des mesures soient adoptées par les autorités judiciaires et policières afin de punir les auteurs et co-auteurs de ces actes jugées inacceptables.

La CFHCI dénonce les appels à la violence lancés par certaines personnes à travers les médias traditionnels et les réseaux sociaux et appelle les autorités à prendre les sanctions prévues par la loi contre ceux qui profèrent de telles menaces. Soulignant que ces pratiques ne se retrouvent pas dans un discours démocratique. Toutefois, la CFHCI dit rejoint la volonté des citoyens concernés qui se sont mobilisés les 17 octobre et 18 novembre derniers pour demander une reddition de comptes sur les fonds Pétro caribe.

Pour la CFHCI, le pays fait face à une crise économique sans précédent. Aussi elle désapprouve le déficit budgétaire record qui selon elle, est dû par rapport à la gabegie qui existe au niveau de la gestion des fonds publics versés par les contribuables dans les caisses des institutions comme l’AGD, la DGI, l’ONA, l’OFATMA, l’OAVCT, l’APN, l’AAN, etc.

Elle dénonce également les allocations improductives et inefficaces faisant partie du budget qui servent à l’augmentation du train de vie de l’état plutôt qu’à l’amélioration des conditions de vie de la population.

D’autre part, Elle salue le dialogue national entamé par le Premier ministre Jean Henry Céant avec les différents secteurs concernés.

La CFHCI a réitéré ces demandes déjà exprimées qui sont notamment l’établissement d’un véritable Etat de droit visant à mettre fin à la mauvaise gouvernance, l’impunité, la corruption, la contrebande, l’insécurité foncière ; l’établissement d’un climat favorable à la tenue de la conférence nationale qui aboutira à un nouveau pacte social et une nouvelle constitution, condition sine qua non d’après elle, pour garantir la paix, la stabilité, la croissance et la compétitivité en vue de permettre la création d’emplois durables.

Francky Belfort

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