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La Redaction 9 juillet 2018

 

Le prix de la bêtise d’un pouvoir, c’est de se retrouver tous dans la bêtise et victime de la bêtise.

 

Je ne comprends toujours pas cette décision des dirigeants actuels d’ordonner la démolition de ces maisons “dérangeantes ” dans les hauteurs de Pèlerin 5 et de livrer ainsi à l’indigence des rues et à la précarité extrême des familles entières avec enfants et personnes du troisième âge choqués et traumatisés. L’Etat peut avoir légitimement agi dans ses droits. Mais il y a de ces droits qu’on s’abstient d’exercer pour des raisons d’ordre humanitaire. Dans cette Haiti de toutes les misères et de toutes les douleurs, nous n’avons nullement besoin d’un Trump qui, au nom d’un pretendu droit, prend sur lui de séparer les bébés de leurs mamans. Quelle a été l’urgence d’ordonner de telles opérations de démolition ? Il n’y en avait évidemment pas, à part le ridicule pressant de ne pas se laisser entourer de voisins ” non recommandables” dans les cercles de privilégiés.

 

Je ne comprends pas non plus cet aveuglement du président de la République à maintenir le gouvernement dans sa composition actuelle. Il y a de ces entêtements qui relèvent plus du suicide politique que de la conviction utile en action.

 

Le Brésil s’est regrettablement donné un autogoal fatal durant les quarts de finale de la Coupe du Monde. L’équipe s’est même fait chahuter et caillasser une fois de retour au bercail. Notre président s’est délibérément donné 3 autogoals qui se révèlent déjà plus que fatals pour l’économie du pays et qui risquent de lui creuser un tombeau sous les pieds :

 

1 ) La démolition inhumaine des constructions jugées anarchiques dans le voisinage de la résidence privée du président à Pèlerin.

2 ) L’augmentation exagérée, irréfléchie et inopportune du prix de l’essence.
3) Le maintien en poste d’un Premier ministre qui porte bien son nom : Lafontant ou celui qui a fait son temps.

 

Jovenel Moise ne sera ni le premier ni le dernier président en exercice à mal lire le silence léthargique du peuple haïtien, ce volcan en sommeil malencontreusement pris souvent pour des zombies inanimés aux cerveaux disloqués, donc méprisables et corvéables à l’infini. Il n’aura pas été non plus le premier à mal comprendre et mal poser la “question sociale” haïtienne. Un vrai dialogue social ou national lui aurait permis de mieux cerner les vraies coordonnées du mal haïtien. Dommage qu’il ait préféré jouer au simulacre et à une parodie de l’idée de dialogue national. Pour sa propre déconvenue, bien sûr.

 

L’autogoal du Brésil a conduit à son élimination irrémédiable malgré les bonnes intentions et les grands dévouements de dernière heure. Reste à voir la performance de notre président dans son jeu de dernière heure pour se sauver et sauver son pouvoir de l’élimination.

 

Les récents événements malheureux survenus au pays fournissent la preuve que la gouvernance par l’arrogance et la bêtise est coûteuse pour tous. Voire mortelle. Alors, évitons de régner davantage par la suffisance et la bêtise.

 

Daly Valet

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