C’est le plus grand souhait que je puisse faire en ce jour pour honorer le sacrifice de ces hommes et femmes, jeunes et vieux, noirs et mulatres qui ont tout donné pour nous léguer ce pays où nous pouvons vivre en liberté, par opposition à ce qu’il jadis, une colonie.

 

Quel que soit le sacrifice à faire, j’en suis prêt, pour honorer ce gigantesque héritage.
Nouvel an pour moi, veut dire plus que passer d’une année à une autre, d’un cycle à un autre, mais c’est un rappel pour je n’oublie jamais – au grand jamais – d’où je viens, et quelle est la place qui nous revient dans ce monde au regard de notre apport à l’histoire de l’humanité et à la dignité humaine.

 

Si plusieurs générations se sont succédées et n’ont malheureusement pas compris la dimension de cet héritage et du défi qu’il incombe, les générations montantes doivent s’élever pour redessiner le destin d’Haiti.

 

Un célèbre historien cubain a dit une fois : “Haiti est un petit pays. Haiti n’est pas grand par sa superficie, ni en termes de contingents militaires, ou en poids économique, mais Haiti est grand par son apport à l’Histoire de l’humanité”. Je ne suis certainement pas satisfait de l’etat actuel du pays, mais je suis fier d’être Haïtien, et je ne crois pas l’être non plus par hasard.

 

Je suis de la lignée de cles et ceux qui croient qu’on ne doit pas se contenter uniquement de l’apport des titans de 1804, qu’il faut continuer à faire l’Histoire, continuer à acconplir de grandes œuvres pour servir de lumières à l’humanité.

 

Si chaque année je tiens à fêter l’indépendance c’est parce que je tiens à nourrir par cette tranche de l’histoire, mon orgeuil citoyen, ma foi dans la renaissance de ce pays, ma volonté d’être parmi ces hommes et femmes qui, autour d’un rêve commun pour ce pays, veulent offrir à l’humanité un exemple de progrès. Nous sommes cette génération de la dernière ligne de rempart.

 

Dans trente cinq ans encore je me vois, vivant et plein de sourire. Je me vois fier et heureux d’avoir été de celles et ceux qui ont convergé leurs énergies pour faire d’Haiti un pays qui célèbre ses 250 ans dans une grandeur mondiale confirmée. Je me vois en cette année là (2054) raconter sur des plateaux d’une nouvelle plateforme qui a remplacé la télévision pour expliquer au monde entier comment des jeunes qui n’ont pas cru dans la fatalité ont transformé Haiti – en havre de paix et symbole de progrès.

 

Le destin de ce pays, je veux le contruire avec vous. L’Haiti de 2054, je veux le construire avec vous. Commençons dès maintenant.

 

Roudy Stanley PENN
Politologue
Directeur Général PoliticoTech

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