Il y a deux mois, la rumeur balayait la ville des Gonaïves, faisant croire qu’un procès se tiendrait pour libérer Bélizaire Jean, le chef de gang qui, avec ses complices Robens Dorcely, faux notaire, son frère Julien Michel, son cousin Rolandy Augsute -(rien de commun avec ma famille)- et consorts avait vendu pour plus de 30 millions de gourdes des terrains de ma propriété à Praville.

Samedi 28 octobre, alors que mon avocat Me Zuraick Cajuste est connu comme un fidèle adventiste, le procès s’est tenu sans qu’aucun acte prévu par la loi ne m’ait été signifié, cité, notifie. En outre, la loi prévoit que les tribunaux de première instance tiennent séance du lundi au vendredi. Alerte par un huissier, j’ai accouru au Tribunal. Je l’ai surpris en pleins débats généraux. J’ai demande au Juge en siège Me LOUIMA LOUIDOR de bien vouloir surseoir à ce procès, n’ayant reçu comme principal plaignant ni signification, ni citation, ni sommation, ni notification. Le Ministère public, qu’on identifiera pour moi comme étant Me Sera Gacius, m’a pris à partie. Je l’ai entendu faire savoir avec une formidable pusillanimité qu’il n’a aucune charge contre le chef de gang Bélizaire. Indigné, convaincu d’un scénario scandaleux, j’ai laissé la salle d`audience devenue funeste à mes yeux. Alors, apparut, à ma demande de secours, Me Joinès Clerzius. Un avocat a eu la gentillesse de lui passer sa toge. Sur le chemin du retour, il m`a appelé pour me demander que réclamer comme dommages- intérêts. Cinquante millions de gourdes, répondis-je puisque ces voyous avaient dilapidé mes biens pour une somme comptable plus élevée. Le lundi 30 octobre, j’ai adresse une lettre de protestation à la Doyenne du Tribunal civil des Gonaïves Me Phonie Charles Norgaisse, copie étant laissée au Parquet de ce tribunal.

Après cette séance précipitée et réalisée pour le bénéfice d’un seul homme, Bélizaire Jean, bandit notoire de cette ville, mon avocat a pu enfin obtenir une copie du dossier, dont l’acte d’accusation, les exploits d’huissier qui ne nous ont jamais été communiqués ni à moi, ni à mon avocat, Me Zuraick Cajuste. Nous en avons relevé qu’un huissier, Michel Georges que , jusqu’à ce 22 novembre, je n’ai rencontré a prétendu avoir laissé à ma personne copie de l’ordonnance de renvoi. Un autre, Sainthe Jifrens a écrit « avoir donné et laissé copie de la citation suivante à Pierre Robert Auguste, plaignant aux Gonaïves où étant et parlant à la personne de Maitre Milcent Semé ». Celui-ci n’est pas mon avocat. Je ne le connais pas encore.

16 novembre, la réponse à ma lettre de protestation s`est énoncée comme l`avait annoncé l’opinion publique. Le juge Louima Louidor a libéré Bélizaire Jean, condamné les trois autres à la peine minimale de trois ans et de 200. 000 gourdes de dommages intérêts, et fait droit à la demande de contumace du juge instructeur contre les fuyards. Ainsi s’est terminé le scenario, machination ténébreuse, pour m’écarter d’un procès, violer mes droits d’homme et de citoyen, récompenser un bandit, banaliser un crime, ordonner un dommage- intérêt inversement proportionnel aux torts et préjudices subis. Toute cette infamie au nom de la République.

Et pour causes?

Les plaintes dont j’aurai saisi les instances compétentes avec demande d’enquête approfondie devront les déterminer. En attendant, comme disait prophétiquement un jour feu, mon confrère et admirateur Jean Dominique:

Bon Appétit.

C’est la fin de l’année

 

Pierre Robert Auguste (PRA)

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