Haïti: Une fête de Noël entourée de misère et d’insécurité

Au moment où la période de Noël s’approche, le pays va de plus en plus mal. L’insécurité généralisée gangrène, gangrène, et gangrène encore le collectivité. Plusieurs activités fonctionnent au ralenti, personne n’est exempt. En conséquence, la vie nocturne qui est très fréquente dans le quotidien de la population Haïtienne est presque bannie, en raison des actes de banditisme où une grande partie de ces scènes est faite dans le noir. Les autorités observent avec quiétude, la population ne sait à quel saint se vouer. La question de sécurité est personnelle, à chacun son devoir de vigilance.

Récemment, Jovenel Moïse a exprimé ses satisfactions de la situation actuelle que vive la nation, voir sa déclaration de confiance en le Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti Normil Rameau sur une station de la capitale Haïtienne. La Noël s’avance à grand pas, les mesures de sécurités sont toujours inappercus.

Mis à part, la misère aussi est au cœur. Plusieurs familles sont plongés dans des situations déplorables, aucune assistance sociale, la pauvreté s’écrit sur leurs fronts.

« Lontan lè pral gen fèt Nwèl, ou te santi anbyans lan ap vin jwenn ou, tout moun sou mouvman, pèsòn pa chita lakay paske gen anpil ti degaje yon malerèz kapab fè pou debwouye yo pou te kapab wè si w ta pase nwèl la menm ak yon pye poul sou yon diri blan ak fanmi an ». A plaigné cette femme qui est veuve avec trois enfants sous sa responsabilité. Elle a en outre déclaré, en voulant garder à l’œil ses enfants, elle ne peut pas se débrouiller aussi. « Jan peyi sa ye la, mwen pa ka sòti kite timoun yo la, tout moun bezwen rive ou pa konn kiyès pou w fè konfyans, mwen prefere siveye yo nan mizè a olye m kriye ».

Pour autant, elle a quand même créé un moyen pour vivre « Pou m pa mande moun, mwen oblije ap kreye tanzantan, lè se pa chabon an, se kafe a, lè se pa kafe se pen an, malgre timoun yo konn grangou sou li, ou oblije ba yo manje l, se manman w ye ou pa ka kite yo mouri grangou ».

Une période de Noël qui s’annonce dans le noir, les tweets annonçant les nouvelles dispositions de sécurité ne sont pas remarqués. Les moments nocturnes sont pourtant très présents dans cette fête, les amoureux, amis, et tant d’autres individus prennent l’habitude de se relaxer dans la nuit surtout du côté de la jeunesse. En effet, selon quelques témoignages, certains jeunes veulent mettre ces pratiques de côté pour l’année 2020.

« Mwen p ap ba w manti, si yon nèg ap kidnape m 24 desanm vin chache m lakay la, si se mw ki pou pot tèt mw ale nan al nan plezi lannwit “epa kounya”, m ap poze pou ane sa frè » a lancé ce jeune homme qui discutait avec ses potes.

Le chef de l’État Haïtien dans un tweet avait fait appel à la Diaspora de venir participer en toute quiétude dans la fête de Noël. Tandis que les citoyens haïtiens continuent encore de tomber sous les balles assassines, la disparition des personnes, les séquestrations, les vols à main nu ou armés, les viols, les massacres, et aussi la misère décorent la porte d’entrée de la Noël.

Faudrait il espérer, la conscience des hommes politiques, l’installation d’un état de droit, la fin des luttes d’intérêts ?

Jusqu’à quand, la population réussira à s’en sortir ? Devrait on attendre le rétablissement de la sécurité et l’effondrement de la misère, la disparition des actes de banditisme, comme cadeau de la main du père Noël ?

Il reste aux dirigeants, à l’opposition, à tous les autres secteurs du pays de faire appel à la conscience pour répondre à ces questions.

Maxime Louissaint.

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