Haïti : Le Carnaval national, la nouvelle cible des policiers

incendie

Le pays s’enlise dans une autre crise interminable. Le dossier du syndicat de la PNH prend une autre dimension. Des policiers étaient de nouveau dans les rues mercredi 19 février, pour réclamer de meilleures conditions de travail. Portant des cagoules, armes aux poings, ces agents des forces de l’ordre ont semé le trouble et la panique sur leur passage, du carrefour de l’aéroport au champ de mars, en passant par Delmas. Des tirs nourris ont été entendus aux environs du palais national.

Lundi, des agents de l’ordre ont volontairement incendié des stands installés au Champ de Mars pour la tenue du carnaval qui est pour l’heure dans l’impasse. Ils réclament de meilleures conditions de travail et le droit à former un syndicat.

Adelante vers le Carnaval…

Le gouvernement dans une intervention tranchante condamne avec fermeté l’incendie des stands du carnaval et les violences qui ont eu lieu lundi 17 février au soir dans la capitale Port-au-Prince, en marge de la manifestation des policiers.

Le Premier ministre a assuré que les festivités auraient lieu comme prévues à partir de dimanche. Qui s’assurera de la sécurité des fêtards ? Vont-ils faire recours a l’armée embryonnaire ?

La fronde des agents contre les autorités sont extrêmes. Défilant les visages masqués et tirant régulièrement en l’air avec leurs armes de services.

Le salaire d’un agent débutant est de 19 000 gourdes

Jean-Michel Lapin concède que les revendications des policiers concernant leurs salaires, primes de risques ou encore assurances comme étant « justes » mais il juge avec sévérité les actions menées par certains d’entre eux.

« Ils ont eu un comportement qui ne cadre pas avec la démocratie », a affirmé le Premier ministre démissionnaire qui a dénoncé l’attitude de ceux qui sont censés, selon leur devise, « protéger et servir ».

La police se plaint de tout, le salaire, l’assurance et d’autres. Cette situation risque tout droit vers une implosion. En Haïti, la police est la seule force armée sur tout le territoire, ils sont aujourd’hui plus de 15 mille hommes parallèlement  un embryon d’armée de 600 personnes sous équipés existe sur le papier. La PNH à ses faiblesses mais elle est debout. Ces trois dernières années, alors que le président de la république, Jovenel Moïse est décriée, c’est la police qui supporte, qui protège mais aussi le principal bouclier. Le pays « Lock » est passé à une autre étape avec d’autres artisans. L’avenir demeure sombre.

Peterson Chery

Auteur : Peterson Chéry

Journaliste de formation, leader communautaire et responsable de communication de Global Potential. Prix Philippe Chaffanjon du reportage multimédia en 2018 à Paris. Directeur de l'information de l'agence presslakay

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