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La Redaction 11 février 2020

” Fè pridans wi, pa mache san bezwen non, atansyon wi… ces slogans constituent aujourd’hui la toile de fond de toutes les conversations des citoyens haïtiens. C’est peut-être la réprimande d’un tuteur ou du moins le rappel d’un proche. Depuis la fin de ce mois de Janvier, de nombreux cas de kidnapping sont enregistrés dans la zone métropolitaine. Pour la journée de ce lundi 10 février seulement, cinq personnes ont été kidnappées. Pour le moins connues. La majorité des cas sont signalés à Delmas et à Port-au-Prince. Les bandits kidnappent comme bon leur semble.

Face à la proportion inquiétante du phénomène de kidnapping, pourtant la police a récemment évoqué la thèse de rumeur alors que les citoyens redoutent, se résignent parfois. Le Conseil Supérieur de la Police National (CSPN) est trop occupé à gérer les préparatifs du prochain carnaval. Le phénomène kidnaping est relégué au second plan. En tout cas… A quand les mesures drastiques pour mater les actions des bandits ?

La machine infernale de l’insécurité gagne du terrain et tétanise les familles haïtiennes. Le phénomène du kidnapping inquiète au plus haut point toutes les couches sociales. La plupart des citoyens ont peur de gagner les rues. Commerçants, professionnels de tous acabit, écoliers et étudiants semblent constituer des cibles pour les ravisseurs qui exigent de fortes sommes à leurs proches ou à leurs parents pour leur libération. Le dernier cas qui écoeure, il s’agit de ce jeune garçon de 28 ans ( Eugène Rubens ), en bon intrépide s’est rendu au 4ème Avenue Bolosse pour payer une rançon exigés par les ravisseurs pour le compte de 5 jeunes kidnappés à Martissant. Les ravisseurs l’ont assassinés alors que les victimes ne sont pas encore été relâchés jusqu’à la rédaction de cet edito. La famille en pleure comme le reste de la société.

Le kidnapping est un crime sans précédent, qui rappelle la période d’esclavage. La redaction de Press Lakay croit fermement que la société ne doit pas accepter que des groupes armés privent les citoyens de leur droit à la circulation, de leur liberté et de les contraindre à donner de l’argent qu’ils n’ont pas. Beaucoup de gens s’appauvrissent et se décapitalisent.
Le kidnapping est devenu ces jours-ci une industrie rentable et florissante dans le pays. Pourquoi les autorités policières se plongent dans cette léthargie ? Combien de victimes fut-il attendre pour prendre des dispositions urgentes ? La Police Nationale a t-elle les moyens pour traquer ces belligérants ? Considérant qu’ils sont eux aussi insécuriser, les policiers se sont donnés comme revendication de mettre sur pied un syndicat au sein de l’institution, la direction générale menace de sanctionner les contrevenants. La PNH n’a t-elle pas prise dans l’engrenage de l’État “Atè Plat”, insouciant et irresponsable envers ses gouvernés ?
Un fait est certain la justice, la femme aux yeux bandés a des outils juridiques pour condamner les fauteurs. Et si l’on se réfère au mot du droit. Un enlèvement ou kidnapping est le fait de déplacer soit par fraude ou par violence, des personnes de l’endroit où elles se trouvaient ou dans lequel elles avaient été régulièrement placées. (déf: Sous la direction du vocabulaire juridique de Gérard CORNU). L’article 293-1 du Code pénal modifié par la loi du 27 novembre 2008 se lit ainsi, seront punis de 15 ans à 25 ans de travaux forcés, ceux qui sans être revêtus de l’autorité publique, sans ordre légitime des autorités constituées et hors des cas prévus par la loi, se seront emparés par ruse ou persuasion, de gré ou de force, d’une personne quelconque, l’auront enlevée et séquestrée en vue d’obtenir une rançon ou non.
Dans l’intervalle, les gangs tuent, violent, avilissent les gens, brisent leur âme, détruisent l’économie des familles, bâtissent des fortunes et construisent de solides réseaux dans le pays. Allez vous restez dans votre silence complice ou vous allez vous indignez pour contraindre les autorités, nos chefs à donner des résultats. Ils sont payés par l’argent des contribuables. Il faut sonner le glas avant qu’il ne soit trop tard, avant que le phénomène passe de phobie en maladie incurable.

La rédaction

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