Grève à l’HUEH: Des patients prennent leur mal en silence

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La grève des médecins résidents de l’hôpital de l’université d’Etat d’Haiti est déjà à sa troisième journée. Les médecins grévistes réclament 7 mois d’arriérés salaires, de meilleures conditions sécuritaire dans l’enceinte de l’hôpital et de meilleures conditions de travail.

Tout en appelant les autorités concernées à une prise de conscience sur la situation, les internes annoncent qu’ils resteront mobilisés tant que leurs revendications n’auront pas été satisfaites.

Entre-temps, les malades en quête de soin sortent bredouille, du plus grand centre hospitalier du pays, dans un va-et-vient incessant.

Sur le plan sécuritaire, c’est zéro au plus grand centre hospitalier du pays. Les médecins de l’HUEH ne sont jamais au bout de leur peine. Ils sont plusieurs à subir des actes de banditisme quand ils reviennent d’une garde. Les agressions physiques deviennent monnaie courantes.

Face à une telle situation, les résidents de l’hôpital général déclarent qu’ils ne peuvent pas continuer à travailler dans ces conditions qu’ils qualifient d’anormales. « Pour subvenir à nos besoins, nous devons avoir de l’argent, parce que pour vivre, il faut avoir de l’argent », précisent-ils. Ils soulignent avoir entrepris des démarches auprès de la direction de l’HUEH et du ministère de la santé publique et de la population (MSPP) en vue de trouver une solution au problème, mais, jusqu’ici, rien n’est fait afin de satisfaire leurs revendications.

À l’Hôpital de l’université d’état d’Haiti, les grèves se suivent et se ressemble. Dans l’expectative, parfois, impuissant, souvent, le ministère de la santé publique est à bout de souffle.

 

Banacheca Pierre

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