Ce vendredi 15 mars 2019 dans une lettre adressée par le bureau de la chambre basse au premier ministre haïtien et qui n’a pas été reçue par la primature, un groupe de 70 députés proche du président Jovenel Moïse a interpellé le chef du gouvernement Jean-Henry Céant pour ce lundi 18 Mars 2019 soit deux jours avant la séance d’interpellation d’un groupe de sénateurs.

Dans une entrevue accordée au quotidien Le nouvelliste, le président de la chambre des députés Gary Bodeau, sans langue de bois a fait savoir que les jours du premier ministre sont comptés au sein de la primature compte tenu de la situation politique actuelle du pays où ces députés proches du Palais national ont mis tous d’accord pour censurer le chef du gouvernement et ses différents ministres.

« L’interpellation d’un Premier ministre est un acte politique. J’espère rapidement, si cette interpellation aboutit à un vote de non-confiance, que le président de la République s’active avec la classe politique pour former un nouveau gouvernement, sans tergiversations, afin que le cycle constitutionnel se poursuive, afin de poser les problèmes économiques du pays. L’instabilité politique n’est profitable à personne », a confié Gary Bodeau à un journaliste du journal Le Nouvelliste.

Actuellement, le chef du gouvernement est en voyage au Maroc et il sera de retour au pays le 20 mars prochain, jour de la séance d’interpellation des sénateurs. Les 70 députés interpellateurs croient dur comme fer en la tenue de cette séance avec ou sans la présence du premier ministre qui finirait peut-être sur un vote de non confiance ce qui pousserait à coup sûr dehors le dos du notaire Jean Henry Céant à la primature.

RICHEMOND Johnson

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