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Robinson Jerome 2 octobre 2018

François Legault, chef du groupe Avenir Québec et premier ministre, se présente sur scène pour célébrer après les élections provinciales québécoises à Québec, hier lundi 1er octobre 2018.

François Legault, dont la Coalition Avenir Québec formera un gouvernement majoritaire au Québec, a déclaré qu’après les résultats de lundi soir, la victoire de son parti était «au-delà de tous nos espoirs».

“Aujourd’hui, nous sommes entrés dans l’histoire”, a-t-il déclaré à ses partisans.

Son épouse, Isabelle Brais, qui a fait campagne aux côtés de Legault, a qualifié la victoire de la majorité du CAQ de «belle surprise». M. Legault a reçu des appels téléphoniques et des messages de félicitations du premier ministre Trudeau, du chef conservateur Andrew Scheer, du premier ministre ontarien Doug Ford et de Jason Kenney, chef du Parti conservateur unifié de l’Alberta.

Mais si son programme inclut de réduire les dépenses du gouvernement afin de réduire les impôts des Québécois, la CAQ de Legault n’est pas exactement un parti conservateur sous un autre nom. Il veut «prendre une bière ou deux» avec le premier ministre Ford pour le convaincre de rejoindre le marché du carbone du Québec et de la Californie, et il abaissera le tarif quotidien du Québec pour les frais de garderie à 8,05 $.

Il envisage néanmoins de demander au premier ministre Trudeau de réduire le nombre d’immigrants qui arrivent au Québec et d’empêcher les nouveaux arrivants qui échouent à des tests de valeurs françaises et québécoises de devenir citoyens canadiens.

De plus, Legault est prêt à utiliser la clause nonobstant de la constitution pour passer outre aux droits fondamentaux, de sorte qu’il puisse interdire le port du hijab et d’autres signes religieux par les autorités, y compris les juges, les forces de l’ordre et les enseignants.

Mais il doit d’abord former un gouvernement, composé de membres du caucus de son parti, dont la seule expérience législative est l’opposition, ainsi que d’une équipe de recrues nouvellement élues, dont seulement deux ont une expérience au Cabinet. Marguerite Blais était une ministre libérale. dans le gouvernement de Jean Charest et Jean-François Simard ont servi dans le gouvernement du Parti Québécois de Bernard Landry.

Legault appelle son parti une coalition et a attiré des membres des libéraux québécois et du PQ. Il visera la parité hommes-femmes dans la formation de son cabinet.

Dans son discours de victoire, Legault a souligné que cette campagne ne portait pas sur le fédéralisme par opposition à la souveraineté du Québec, «un débat qui nous a divisés pendant 50 ans».

Il a promis que son gouvernement travaillerait pour le Québec de demain, ensemble.

La plupart des sondages qui ont précédé l’élection ont indiqué un résultat plus proche, les libéraux de la CAQ et du Québec devant réclamer environ 30% des suffrages.

Mais, sans l’argument selon lequel un vote pour les libéraux du Québec était un vote pour un Canada uni, la faible participation électorale dans les circonscriptions où se trouvaient des bastions libéraux a ouvert la voie à la victoire de la CAQ.

Le taux de participation total était de 67%, ce qui est inférieur au taux de participation de 71% observé lors des élections au Québec en 2014. Et la participation électorale était supérieure à la moyenne dans les circonscriptions remportées par le CAQ.

Robinson JEROME

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