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Avec une programmation riche en diversité, les organisateurs du festival de dramaturgie contemporaine « Festival en lisant » envisage de tenir les promesses tout en gâtant le public théâtral haïtien avec des monologues les uns les plus intéressants que d’autres au cours de cette quatrième édition.

En effet, comme c’était prévu, ce mardi 9 juillet dans une ambiance de convivialité, la salle de l’UNESCO de la Fokal a reçu la représentation de ‘’ cinglée ‘’ un texte de Céline Delbecq avec une mise en scène de Michelle Lemoine .

Il est 15h, les organisateurs, les comédiens, les bénévoles, les supporteurs et les amis du festival se sont retrouvés à l’intérieur de la salle pour assister à cette pièce.

Pendant deux heures, les comédiens Ketsia Vaïnadine Alphonse ( Martha Mendès), Jehyna Sahyeir ( les Femmes mortes ), Miracson Saint-val ( le roi Phillipe, le docteur ) et Staloff Trofort ( Eduardo Mendès ) ont réalisés une prestation hors du commun .

Comédiennne, dramaturge et Féministe, Ketsia s’est donnée corps et âme dans l’interprétation du personnage, avec cette pièce, elle touche à lapolitique, au social.
Cette pièce est une arme et un outil de réflexion… Tout en partant d’éléments réalistes, en ancrant l’action dans un pays où la violence faite au femme n’est qu’un rien .

C’est l’histoire de Marta Mendes, une haïtienne immigrée en Belgique à l’âge de 58 ans,
lit un jour dans un journal un article relatant le « premier » meurtre de femme de l’année 2017 en Belgique. Depuis lors, elle passe ses journées à dépouiller les journaux, en quête fébrile des meurtres qui suivront et collec- tionne les articles de presse sur les féminicides. Elle les accroche au mur et apprend par cœur la liste des victimes, comme une cinglée. Ces « faits divers » ouvrent en elle comme au couteau l’urgence de partager ce qu’elle entend : le silence dans lequel ces crimes s’effacent et ces femmes disparaissent. Devant la liste qui s’allonge irrémédiablement et dont elle tient le registre jour après jour, devant les boîtes d’archives qui s’empilent, Marta ne voit d’autre choix que d’écrire à Philippe, Roi de Belgique…

Cette pièce s’inscrit dans le cadre du symbolisme pour dire non à la violence, la condition de chaque femme, soumise à une tyrannie et qui a été déjà victime par la violence conjugale.

A rappeler que tous les spectacles sont gratuits !

Voici la programmation :

Pierre Kevin

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