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La Redaction 13 septembre 2019

 

La Cour suprême des États-Unis a laissé mercredi soir l’incertitude quant à l’avenir du système d’asile Étasunien  en permettant à l’administration Trump d’exécuter son plan visant à interdire la plupart des demandeurs d’asile à la frontière méridionale pendant qu’une action en justice est intentée devant les tribunaux.

La décision des juges rétablit dans les faits une règle de l’administration Trump empêchant les migrants de demander l’asile s’ils passaient par un pays autre que le leur avant d’arriver aux États-Unis. Cela signifie que les demandeurs d’asile de tous les pays, à l’exception du Mexique, ne pourront désormais prétendre à l’asile s’ils se présentent à la frontière sud.  Il existe des exceptions limitées à la règle, ceux qui demandent l’asile dans un autre pays mais sont rejetés peuvent présenter leur demande aux États-Unis. Les victimes de la traite des êtres humains et les migrants qui ont traversé des pays qui ne sont pas parties à certains accords internationaux relatifs aux droits de l’homme sont également exemptés. Mais dans la plupart des cas, cela ferme effectivement la porte à la demande d’asile à la frontière sud.

La Cour ne s’est pas prononcée sur la légalité de la règle Trump, mais simplement sur le fait que l’administration a le droit de l’imposer temporairement.  Une affaire concernant la légalité de la règle elle-même fait toujours son chemin devant les tribunaux et les juges devraient peser à la longue. Mais entre-temps, l’administration Trump tente de l’utiliser pour bloquer la plupart des cas de demandeurs d’asile.

La décision a outragé les défenseurs des immigrants,  elle représente un renversement massif du leadership américain pour protéger les personnes les plus vulnérables fuyant la violence et la persécution extrêmes dans le monde entier, a déclaré Todd Schulte, président du groupe de défense des immigrés FWD.us, dans un communiqué.

La règle, publiée le 16 juillet, est l’une des nombreuses mesures prises récemment par l’administration Trump pour limiter l’asile aux États-Unis. Il supprime l’éligibilité de l’asile à tout ressortissant étranger qui entre, tente d’entrer ou arrive aux États-Unis par la frontière terrestre sud … après avoir transité par au moins un pays en dehors de son pays de citoyenneté, de nationalité ou de son dernier séjour habituel résidence en route vers les États-Unis.  Les migrants aux États-Unis peuvent demander l’asile soit en se présentant devant des agents de l’immigration aux points d’entrée, soit en procédant ainsi quand ils sont arrêtés alors qu’ils cherchent à franchir la frontière sans autorisation. Ceux qui passent par le Canada pour se rendre à la frontière sont obligés depuis 2002 de demander l’asile au Canada en vertu d’un accord conclu entre le Canada et le gouvernement américain.

Mais la plupart des migrants demandeurs d’asile aux États-Unis transitent par le Mexique, en provenance des pays suivants: Guatemala, Honduras et El Salvador, situés dans le Triangle du Nord, où la criminalité, la violence et la corruption sévissent et poussent des dizaines de milliers de personnes à fuir.

Le président Donald Trump a vu un nombre croissant d’arrestations à la frontière, généralement considéré comme un indicateur indirect du niveau d’immigration non autorisée, comme une crise digne de déclarer une urgence nationale en février. Cependant, alors qu’il qualifie la crise de crise de sécurité nationale, les défenseurs des droits des immigrés affirment qu’il s’agit plutôt d’un problème humanitaire.

Pour décourager l’immigration non autorisée, l’administration Trump envoie également des migrants qui font la queue à un point d’entrée ou qui sont arrêtés alors qu’ils tentaient de traverser la frontière méridionale pour retourner au Mexique afin d’attendre une décision sur leurs demandes d’asile. En vertu de cette politique, connue sous le nom de «Rester au Mexique», les États-Unis ont renvoyé plus de 42 000 migrants au Mexique à compter du 1er septembre, selon le US Customs and Border Protection.

Robinson Jerome

Twitter : @robinsonjerome8

Gmail : jeromerobinson64@gmail.com

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