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Robinson Jerome 6 février 2019

En regardant hier, le conseil des ministres, on est frappé par l’absence de relais dont dispose le chef de l’État, aucun leader dans ce gouvernement , hormis le Premier ministre qui n’est d’ailleurs pas d’essence Joveneletiste ni l’étoffe nécessaire pour épauler le président.

A-t-il fait le vide autour de lui ?

JOVENEL MOÏSE n’a, par exemple, plus de rapport, ça parait incroyable mais c’est ainsi ! Avec les économistes, les opposants qui ont élaboré son programme, comme s’il avait eu des théoriciens pour conquérir le pouvoir et des praticiens d’autres personnes, d’autres idées pour la pratique de ce pouvoir.

Et qu’il convient de dramatiser parce que se joue la possibilité pour le président, tout simplement, de pouvoir le rester. Le pays ne supportera pas encore longtemps un tel chaos et l’état de droit, cherté de la vie, une telle situation sécuritaire. Jovenel Moïse et son gouvernement doit apporter des réponses dans trois domaines: justice sociale, cherté de la vie et institutions.

Justice sociale: Est-il possible de prendre des mesures présentées comme une accélération du programme plus que comme un changement de cap? Pour les deux autres réponses cherté de la vie et institutions, qui, elles, seront des changements de cap soient audibles, il faudra des solutions économiques et sociales sonnantes et lisibles.

Cherté de la vie, on ne soulignera jamais assez le caractère autodestructeur que furent les rencontres impromptues du président lors du grand débat sur le pacte de gouvernabilité. Les difficultés sociales, d’où ces critiques très dures à l’encontre d’un président jugé méprisant et pas à sa place. Cette violence entendue sur toutes l’étendue du territoire, cruellement décuplée par les réseaux sociaux, n’est certes pas à ce point majoritaire mais elle est assez puissante pour que Jovenel Moïse remet sa démission.

L’aspect institutionnel, il est urgent de trouver le moyen de retisser le lien entre la population et ceux qui sont chargés de mettre en œuvre la politique décidée. Comment casser l’infernale dynamique du complotisme qui disqualifie tout ce qui peut paraître officiel aux yeux d’une partie de la population ? Il faut pour cela faire preuve d’imagination institutionnelle, être inventif et s’inspirer par exemple des consultations de terrain menées sur les questions de la cherté de la vie.

Enfin, quelle réponse politique ? Ce serait, dans le contexte, une question sur l’homme plutôt que sur le sujet. Cette possibilité, très classique, n’aurait de justification que si les trois réponses économique, cherté de la vie et institutions sont fortes et convaincantes.

Robinson JÉRÔME

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