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La Redaction 20 février 2018

Les révélations sur le scandale sexuel d’Oxfam pourrait avoir un effet boule de neige. Save The Children publie un rapport « accablant » révélant que 23 organisations humanitaires, de maintien de la paix et de sécurité ont abusé des enfants en Haïti, en Côte d’Ivoire et en Soudan su Sud. Des enfants de 6 ans ont été forcés à des rapports sexuels par des travailleurs humanitaires en échange de nourriture.

Le rapport révèle en plus qu’OXFAM et les autres agences d’aides humanitaires ont été informés de ces viols et de ces exploitations sexuelles il y a dix ans. L’information a été relayée par le journal britannique The Independent qui relaie l’inquiétude exprimée dans le rapport : « Chaque organisme est menacé par ce problème … les efforts actuels pour protéger les enfants de l’exploitation et des abus sexuels sont inadéquats ».

Plusieurs formes d’exploitations sexuelles ont été énumérées par le rapport y compris le viol, la prostitution, la pornographie, l’esclavage sexuel, les agressions et la traite selon les témoignages des victimes.

Une mineure de 15 ans a raconté que des travailleurs humanitaires lui ont offert 2 livres sterling pour des rapports sexuels. « Les hommes m’appellent dans les rues et ils me demandent d’aller avec eux », a déclaré une autre Haïtienne. « Ils font cela a toutes les jeunes filles », a-t-elle déclaré. Plusieurs autres victimes ont aussi livré le récit de leur drame contre des « travailleurs humanitaires ». Une fille de six ans a déclaré avoir été abusée par un « employé d’ONG » après avoir reçu un dollar. Ce viol lui a causé plusieurs séquelles physiques. Des garçons, comme elle, avaient été également violés selon les propos de la jeune fille.

Les victimes sont restées impuissantes face à cette situation. « Lorsqu’on leur a demandé pourquoi l’abus n’avait pas été signalé, les enfants ont dit craindre de perdre leur aide, ne pas faire confiance aux autorités locales, ne pas savoir à qui s’adresser, se sentir impuissants ou craindre la stigmatisation et les représailles », peut-on lire.

Selon la déclaration des enfants victimes, plusieurs de leurs bourreaux ont pu tranquillement laisser le pays alors qu’ils étaient recherchés par la Police locale. D’autres ont seulement changé de postes au sein des institutions où ils travaillaient pour échapper aux accusations.

Les recherches sur ledit rapport ont effectué en 2007 lors de la crise alimentaire mondiale qui a débouché par une émeute de la faim en Haïti. Corinna Csaky, qui a rédigé le rapport, a indiqué qu’une copie préliminaire a été envoyée au PDG d’Oxfam et à toutes les grandes ONG internationales, ajoutant: « Dans notre lettre d’accompagnement, nous avons souligné que notre recherche révélait un problème sectoriel, mais nous n’impliquions personne organisation particulière par nom. »

Mme Csaky qui est une conseillère mondiale en développement et ne travaille plus à Save The Children dit que l’organisation de bienfaisance recevait des rapports « anecdotiques » des exploitations sexuelles sur le terrain. « La chose la plus importante que vous puissiez faire pour empêcher cela est d’investir dans ces communautés », a-t-elle déclaré à The Independent.

Corinna Csaky dit avoir été surprise de voir comment ce phénomène affecte toutes les ONG. Elle refuse de dévoiler le nom des 23 organisations impliquées, mais affirme qu’elles faisaient partie du « spectre complet ». « Nous avons organisé des événements pour parler de ces questions et des solutions où tous ces donateurs et exécutants faisaient partie de ces conversations », a-t-elle ajouté, affirmant que le rapport a suscité des réunions et des réformes au sein de l’ONU.

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