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La Redaction 2 novembre 2018

 

Ayi Dossavi est le lauréat de la 15e édition du prix littéraire : France-Togo pour son ouvrage titré: Chant de sable.

 

Crée depuis 1985, le prix France-Togo selon Kalbesh Kutsonya est une initiative de l’Association France-Togo dans le souci de promouvoir les réalités culturelles de la France et du Togo.

 

La cérémonie de remise de prix a eu lieu le mardi 30 Octobre à l’Institut Français du Togo.

 

Presslakay a rencontré l’auteur, il nous a parlé de sa stratégie d’écriture.

 

PL: bonjour Ayi Dassovi! Vous venez de recevoir le prix littéraire France-Togo 2018. Dites-nous, qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à ce concours ?

 

AD: à mon avis. Je n’avais pas grand chose à perdre, pour ce prix Littéraire biennal du Togo. Postuler était une évidence, je dirais.

 

PL: Parlez-nous un peu de ton recueil de poèmes ? Qu’apporte-t-il de neuf dans la littérature togolaise ?

 

AD: je cite en cela le camarade Kalbesh, “Chants de Sable, cinquième ouvrage de Ayi Dossavi, est un recueil de poèmes publié chez AGAU Editions, Lomé, 2018. C’est un ensemble d’une trentaine de courts chants (Hakpakpa) que l’auteur dédie à la femme, pour célébrer sa beauté, pour chanter son corps, monter son cor, et juste aussi pour l’émerveillement. L’écriture est assez fluide, imagée, et revendique une certaine sensualité, et un réalisme merveilleux qui jusque-là est encore timide dans la poésie togolaise.”

 

PL: d’aucuns pense que ce n’est pas facile d’amener un lecteur à tourner les pages d’un livre jusqu’à la fin. En ce sens, comment vous y prenez-vous ?

 

AD: il faut créer la tension. Où du moins essayer. La tension, l’inconnu, les oscillations dans l’intensité de l’histoire, et le jeu permanent de la carotte et du bâton (dans la succession des évènements)  mais tiennent le lecteur du début jusqu’à la fin. À mon avis.  Ou alors est-ce la beauté de l’écriture… Il y en a pour tous les goûts.

 

PL : Pourriez-vous nous raconter comment vous avez commencé à écrire ?

 

AD: Tout naturellement, ça a commencé avec la lecture au sortir du cours primaire. À l’époque, mon père m’a forcé à lire des livres pour améliorer mes compétences en dictée…
Puis de lectures en lectures, tout au long du collège, l’envie d’écrire ses propres histoires est venue.

 

PL: Que vous apporte l’écriture ?

 

AD: L’écriture est avant tout un besoin, c’est quelque chose que nous ferions de toutes façons. Je pense que cela est vrai pour beaucoup d’auteurs. Au-delà du plaisir de créer, et de posséder des mondes, c’est aussi celui de dire. Dire son monde, dire ses réalités et porter la voix des siens… Dire son monde, dire ses réalités et porter la voix des siens…

L’écriture est souvent une aventure solitaire, mais ses fruits sont pour la communauté, voire l’humanité, toute entière. Enfin, il y a le désir, timide, d’entrer dans la postérité, et de défier le temps et l’oubli.

 

PL: On prétend qu’ un écrivain aime lire, alors, quels sont vos grands auteurs ?

 

AD: mes auteurs préférés sont : Marcel Proust, Ben Okrii , Léon Tolstoï, Fiodor Dostoïevski, J.R.R. Tolkien
J.K. Rowlings, Aimé Césaire, Charles Baudelaire et Arthur Rimbaud.

 

PL: pour finir, où peut-on trouver “Chant de sable” ?

 

AD: mes ouvrages sont disponibles dans les libraires de Lomé, mais également en version numérique sur le site www.bedibook.com

 

PL: Merci Ayi Dassovi pour l’entretien. J’espère que le livre aura le succès qu’il mérite.

 

Propos recueillis par Jessica Nazaire

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